Les dessous de la sextape de l’ULB !

Interview> D. Ha. Publié le - Mis à jour le

Faits divers

Capturée sur un chat porno, la vidéo d’une ancienne étudiante a fait le buzz au sein de l’université bruxelloise et même au-delà…

BRUXELLES Même si Olivia (son prénom de… scène) ne tourne pas dans des films porno, sa sextape n’a pas fini de faire le tour de l’Université Libre de Bruxelles.

On y découvre notre ingénieure de formation s’adonner on line aux plaisirs de la chair avec son partenaire. Cela, sans le moindre tabou et… en mode dominée pendant près d’une heure !

Ce n’est évidemment pas Olivia, âgée de 24 ans, qui a pris l’initiative de diffuser la vidéo dont il est question. Celle-ci a été capturée à son insu, courant du mois de janvier, sur un chat porno ! Une prestation on line au cours de laquelle un internaute a notamment voulu s’offrir la petite culotte d’Olivia…

Proposant “cinquante euros” pour prendre possession du précieux souvenir, l’homme se fera d’entrée de jeu rétorquer : “T’es malade. Ce n’est même pas le prix de sa culotte. Si tu veux : elle met de la lingerie de merde, je la lui mets dans la ch.... et je te l’envoie par la poste pour cinquante balles” !
“Je suis droite dans mes bottes. Je m’amuse. Qui n’a pas le droit de s’amuser ?”, s’interroge Olivia. “J’étais assez connue au sein de l’un des cercles de l’ULB. Cela ne fait que deux ans que je suis sortie et tout le monde sait encore qui je suis. C’était donc forcément très croustillant comme information. En plus, avec des images à l’appui…”

Vous l’aurez compris : avant de passer aux choses sérieuses, Olivia n’est pas du genre à éteindre la lumière, mais à allumer sa webcam ! Sortie de l’ULB en 2011, la jeune femme se confie aujourd’hui à la DH. Découvrez son interview.

Pourquoi faire l’amour online devant des inconnus ?

“C’est le fantasme d’être regardé par d’autres. Ce n’est pas une question de piment, c’est plus une question d’amusement. Notre vie sexuelle est d’ailleurs bien plus pimentée quand on est seul que lorsqu’on est en cam parce qu’on ne peut pas tout faire en cam. On ne montre pas tout. On garde aussi une certaine intimité.”

Quel impact suite à la diffusion de cette vidéo ?

“Comme je ne vis plus à Bruxelles, cela n’a plus tellement d’impact sur moi. Je sais bien que la vidéo continue à circuler mais je m’en fous. Cette vidéo est sortie du cercle. Elle s’est propagée à tout l’ULB et même dans des entreprises, mais cela n’a heureusement pas engendré de conséquences pour moi au niveau professionnel parce que je suis dans un secteur complètement différent de celui pour lequel j’ai été formée.”

Savez-vous qui l’a capturée ?

“Non, il y a grosso modo 3 à 4.000 personnes qui regardaient à ce moment-là. J’ai essayé par la suite de voir qui était à la base de cette diffusion mais c’est allé tellement vite. Tout le monde s’est renvoyé la balle et personne n’a osé dire quoi que ce soit. J’ai un peu abandonné l’idée.”

Depuis, vous avez cessé de vous produire on line ?“Non, on continue. Justement, parce que je ne voulais pas que les gens croient que cela a eu un impact sur moi. Je le fais pour m’amuser. Si les gens trouvent cela croustillant, tant mieux pour eux. Moi, qu’ils me regardent ou non, je m’en fous.”

Un amusement rentable ?

“Ça dépend. On ne le fait pas pour ça à la base. C’est un plus qui est marrant. Au début, on avait d’ailleurs commencé sur un autre site gratuit mais les gens étaient trop chiants et donc, on a changé de portail.”Et ça rapporte maintenant…“Cela ne fait que deux mois qu’on fait ça.

Sur un mois, on a réussi à faire 3.000 dollars. Le site se rémunère aussi en amont, mais on ne sait pas exactement quelles sont les commissions qu’ils empochent.”Votre partenaire vous crache au visage et vous appelle sa “petite pute”… Votre créneau, c’est plutôt la “domination” ?“Oui, c’est la domination. Pas tout le temps, mais majoritairement. C’est aussi parce que l’on est comme ça dans notre relation. Forcément, on ne joue pas un jeu.”

Avez-vous porté plainte suite à cette diffusion non souhaitée ?

“Ma famille n’est pas au courant. Je m’étais dit que j’allais les mettre au courant si je portais plainte. Comme je me suis montrée volontairement, on va me dire que n’importe qui pouvait avoir accès à ces images et que mon seul dommage est au niveau du copyright parce que le public n’est pas autorisé à enregistrer ces images. C’est donc au civil que je devrais attaquer sans que cela permette de remonter jusqu’à la personne à l’origine de la fuite.”


© La Dernière Heure 2013

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