Faits divers La commission de protection de la vie privée suit le ministre de la Justice

La cybercriminalité ne cesse d’augmenter. Ces dernières années, nombreux sont ceux qui utilisent le Net pour frauder. Au programme : escroqueries, trafics d’armes, outrages à la pudeur, terrorisme.

L’an dernier, près de 15.000 faits ont été enregistrés alors que l’on comptabilisait à peine 4.348 plaintes en 2011.

Afin de combattre au mieux ce type de criminalité, le ministre de la Justice, Koen Geens a pris un arrêté permettant aux enquêteurs belges d’infiltrer le Net. Pour ce faire, il a modifié la loi sur les méthodes particulières de recherche.

Selon le journal L’ Écho, la commission de protection de la vie privée a, désormais, donné son feu vert pour que l’arrêté de Koen Geens soit appliqué. Dans la pratique, les enquêteurs seront nommés par leur hiérarchie et leur mission leur sera confiée par un magistrat du parquet. Ils pourront dès lors prendre une fausse identité. Ils auront, du coup, par exemple, la possibilité de faire comme s’ils étaient un enfant afin de piéger un pédophile…

Ce moyen d’enquêter sera utilisé par la police fédérale mais également dans les zones locales.

Auparavant, le Net était déjà utilisé pour obtenir des données personnelles concernant des suspects. "À partir du moment où ces informations sont diffusées de manière publique, il s’agit, bien évidemment, d’un moyen utilisé par les policiers pour disposer de renseignements", explique Frédéric De Corte, chef de zone à la police de Mariemont. Un chef de zone qui se dit heureux de la décision de la commission de la protection de la vie privée. "Je ne sais pas encore trop ce qu’il en est actuellement. J’ai juste entendu l’information à la radio. Ce n’est donc pas évident d’émettre un commentaire. Mais, je dirais qu’il s’agira incontestablement d’un moyen précieux pour mener certaines enquêtes. Les effets devraient rapidement s’en ressentir."