Faits divers Mais la police de Bruxelles-Capitale a déjà procédé à une trentaine d'arrestations

BRUXELLES Souvenez-vous, il y a un peu plus d'un an, nous vous avions révélé l'existence d'un nouveau type d'agression particulièrement sordide: celui de l'étranglement. Les malfrats arrivaient derrière leur victime pour les surprendre à la gorge.

Par une technique particulière, ils arrivaient à exercer une pression suffisante sur la gorge pour que la victime perde connaissance. Durant ce laps de temps, les voleurs en profitaient pour dérober les objets de valeur, GSM, portefeuille...

La victime attaquée par l'arrière ne pouvait évidemment pas reconnaître ses agresseurs puisqu'elle ne les avait pas vus. Face au nombre important de cas, plus de 150 rien que dans le centre de la capitale, les policiers de Bruxelles-Capitale-Ixelles n'avaient pas beaucoup d'options: il fallait le flagrant délit!

Les différentes sections, la brigade antiagression, les policiers spécialisés d'intervention, les rechercheurs locaux ont donc ouvert l'oeil...

Habitués à repérer les individus suspects, ils les ont suivis, attendant le faux pas. Et c'est ainsi que, l'an dernier, 23 étrangleurs avaient été interpellés.

Mais ces arrestations ne signifiaient pas pour autant l'arrêt des agressions. Comme pour les car-jacking ou sac-jacking, les malfrats se sont inspirés les uns des autres. Pour une personne arrêtée, une autre prenait le relais...

Ne baissant pas les bras, les inspecteurs de Polbru ont continué leurs investigations: cette année, dix étrangleurs ont été arrêtés. Ces interpellations ont sans nul doute eu pour conséquence une nette diminution des agressions. «Depuis le mois de janvier, on a compté 77 cas d'étranglement. Ce qui représente une baisse de 50%», nous confirme la porte-parole de la police de Bruxelles-Capitale-Ixelles. «La plupart des agressions ont été commises au mois de juillet. Dix cette année, contre 29 l'an dernier.»

Bien décidés à mettre un terme à ces agressions sordides, les policiers ne relâchent bien évidemment pas leur vigilance.

© La Dernière Heure 2005