Faits divers

Michèle Martin s’est toujours dit soumise envers un mari manipulateur

BRUXELLES En 2006 et 2007, Michèle Martin rencontre à maintes reprises l’écrivaine Nicole Malinconi, en vue d’écrire un livre. Mais une fois l’ouvrage terminé, la condamnée s’était érigée contre sa publication.

Trop, estimait-elle. Trop écrasant peut-être…

Pourtant, le livre est sorti. Celle qui est vue comme un monstre au même titre que son mari, s’expose dans ce récit sous une lumière crue. Entre autres, l’ouvrage nous apprend l’enfance de Michèle Martin auprès d’une mère manipulatrice qui accuse sa fille de six ans d’être responsable de l’accident où le père a trouvé la mort. Sans amis, la petite Michèle ne sort jamais. Constamment surveillée, elle s’est échappée après des études d’institutrice, avec un Dutroux… manipulateur.

Avec lui, dit Martin, “elle devient femme et résiste enfin à sa mère.” D’une soumission, elle tombe toutefois dans une autre… Il la bat et elle redoute sa propre mort, qui laisserait ses enfants à ce père indigne.On est devant une femme qui tente de se trouver des circonstances atténuantes… Elle savait pourtant tout.

Pour An et Eefje,“droguées et enterrées vives”. Pour Julie et Mélissa, qu’elle aurait pu sauver en 1996, en dénonçant Dutroux emprisonné pour trois mois. Elle n’alla les nourrir qu’une seule fois pendant que son mari était derrière les barreaux pour vol de camion et prise d’otage de ses complices.
“C’était physique. J’étais bloquée. Y aller, c’était me rendre complice”.

Rappelons tout de même que déjà en 1989, Michèle Martin avait déjà écopé de cinq ans de prison pour complicité de viol. En 2004 également, elle a été condamnée pour le viol de Yancka Mackova, une Slovaque, par Marc Dutroux : c’est elle qui a confectionné le poison qui a endormi la victime. Pour conclure, selon les familles d’An, Eefje, Julie, Mélissa et les autres, Michèle Martin n’aurait jamais émis de regrets sincères…

© La Dernière Heure 2011