Faits divers

Enquête Diana: Paris refuse d'obliger les paparazzi à témoigner


LONDRES Les paparazzi français présents sur le lieu de l'accident de voiture, qui a tué la princesse Diana en août 1997 à Paris, ne seront pas obligés de témoigner aux audiences publiques de l'enquête judiciaire anglaise, a indiqué mercredi le juge qui préside les débats.

Plusieurs photographes ont déjà témoigné par lien vidéo depuis Paris mais les autorités françaises ont refusé d'obliger les paparazzi à témoigner, a indiqué le juge Scott Baker, évoquant une décision "politique" prise au sein d'un ministère qu'il n'a pas identifié.

"J'avais vraiment l'impression, au moins jusqu'à la fin de la semaine dernière, que les témoins seraient au moins tenus d'apparaître devant la cour" à Londres, a indiqué le juge chargé de l'enquête judiciaire britannique.
"Mais il semble qu'il y ait eu une modification de la position des autorités françaises, à un très haut niveau, et il me semble que nous sommes contrôlés non pas par ce qu'on pourrait croire ou ne pas croire être la position de la loi française mais par ce que les Français sont
effectivement prêts à faire", a ajouté le juge.

Michael Mansfield, l'avocat de Mohamed Al-Fayed, père de Dodi Al-Fayed, le compagnon de la princesse lui aussi mort dans l'accident, a accusé les autorités françaises de "subterfuge" et appelé le ministre britannique de la Justice, Jack Straw, à discuter du dossier avec son
homologue français.

L'enquête judiciaire sur la mort du couple dans la nuit du 30 au 31 août 1997 s'est ouverte le 2 octobre à la Haute Cour de Londres. Elle pourrait durer jusqu'à six mois et a pour but de déterminer les circonstances d'un décès violent ou inexpliqué. Ce n'est pas un procès, il
n'y a ni accusé ni condamnation.

Scotland Yard a conclu en décembre 2006 à un accident dû à une vitesse excessive et à un chauffeur qui avait trop bu, Henri Paul, également mort.

Le milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed défend la thèse d'un complot pour éliminer le couple. Selon lui, son fils allait faire sa demande en mariage le soir de l'accident et la couronne britannique ne voulait pas que la mère du prince William, deuxième dans l'ordre de succession au
trône, soit mariée à un musulman.