Faits divers

Les policiers et les militaires pourront brouiller des appels, rapporte Sudpresse mardi. La loi portant des dispositions diverses en matière de communications électroniques vient d'être légalement adoptée et étend l'usage des "jammers", ces brouilleurs de fréquence, à plusieurs services pour lutter contre le terrorisme et le grand banditisme. Jusqu'à présent, l'armée et les institutions pénitentiaires avaient l'autorisation de se servir des brouilleurs de fréquences dans certaines limites. Désormais, les unités spéciales et la direction de l'appui canin de la police fédérale, la Sûreté de l'État, le SEDEE (le service d'enlèvement et de destruction des engins explosifs), le service de renseignement militaire (SGRS), le SPF Affaires étrangères et le SPF Intérieur pourront également en jouir. Les conditions d'utilisation sont évidemment très strictes et le recours à ce procédé fera figure d'exception "pour une meilleure protection de la population et des intérêts publics", car ces engins peuvent aussi perturber le bon fonctionnement de réseaux voisins.

Pour les démineurs de l'armée (SEDEE), les jammers peuvent empêcher un engin d'exploser lorsqu'il est commandé à distance. Pour les unités spéciales de la police fédérale, l'intérêt sera d'empêcher les communications entre des malfrats à des moments précis, notamment lors d'interventions planifiées.