Faits divers L’État va se donner les moyens légaux de s’informer sur les demandeurs d’asile.

Afin de déterminer si les demandeurs d’asile disent bien la vérité sur leur situation réelle et ce qui les a amenés chez nous, l’État belge va se donner les moyens légaux de passer au crible leurs profils sur les réseaux sociaux.

C’est l’une des adaptations du droit d’asile qui devrait être approuvée ce vendredi au Conseil des ministres.

Dans la pratique, les médias sociaux sont déjà sollicités pour s’informer sur la situation réelle des arrivants mais le Conseil du contentieux des étrangers a rappelé plusieurs fois à l’ordre le Commissariat général aux réfugiés et apatrides (CGVS) pour manquements à la loi sur la vie privée.

"Dans la nouvelle loi, l’autorisation de vérifier la partie publique des réseaux sociaux sera légalement bétonnée. Le CGVS va pouvoir examiner également les GSM et les ordinateurs des candidats. Le demandeur d’asile devra donner son accord mais s’il refuse de le faire, cela nuira gravement à la crédibilité de sa demande de reconnaissance", expliquait hier le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA).

Une autre modification importante est que les documents d’identité originaux des demandeurs d’asile feront provisoirement l’objet d’une saisie tout au long de la procédure de reconnaissance afin d’éviter que les candidats qui auront été déboutés prétendent ensuite avoir perdu leurs papiers au moment d’introduire une nouvelle demande.

Celui qui est reconnu à titre définitif recevra pour sa part un passeport de réfugié mais plus ses documents originaux.

Cela afin d’éviter que ces réfugiés reconnus comme tels ne retournent en vacances dans leur pays d’origine comme cela a déjà pu se produire.