Les somnifères de la mort

Philippe Boudart Publié le - Mis à jour le

Faits divers

La thèse de l'overdose de médicaments semble se concrétiser, même si la justice portugaise reste prudente

PORTIMAO Les analyses scientifiques prennent un nouveau tournant. Apparemment, les fluides corporels retrouvés dans la voiture de location de Kate et Gerry McCann semblent prouver que la petite fille a ingéré des médicaments, a priori des somnifères, et cela en large quantité.

Toutefois, cette version qui n'est guère favorable au couple McCann est malmenée par certains experts qui considèrent que le fluide présent dans la voiture ne contenait que l'ADN partiel de Madeleine et qu'il était donc difficile, pour ne pas dire impossible, de déterminer la présence de drogue.

Pour la presse portugaise, la culpabilité du couple McCann semble, à ses yeux, se préciser un peu plus chaque jour : Kate est impliquée dans la mort de la petite Maddie et son mari l'a ensuite aidée à faire disparaître le corps de leur fillette âgée de 3 ans seulement.

La thèse de l'overdose - accidentelle ou non - a été dévoilée par la presse internationale qui refuse de dévoiler ses sources, le climat de l'affaire étant bien trop tendu à l'heure actuelle.

Toujours est-il que les scientifiques ont du mal à s'entendre sur les résultats d'analyse à partir des fluides corporels.

Si certains affirment que cela n'est pas suffisant pour établir la thèse de l'overdose, d'autres, en revanche, considèrent qu'il est tout à fait possible de révéler à partir de fluides corporels la présence de drogue. Toutefois, ces mêmes scientifiques reconnaissent qu'il est difficile de quantifier la quantité de drogue ingérée. Et c'est bien là le problème. "La présence de médicaments est facilement décelable" , affirme un expert. "Toutefois, il est plus complexe d'établir la quantité de médicaments présents dans le corps à partir de ce seul échantillon."

Depuis le nouveau tournant pris par l'enquête menée par la police portugaise, certains évoquaient des problèmes entre les deux pays. Hier, l'ambassadeur britannique a révélé que l'affaire Maddie n'avait aucune raison de nuire aux bonnes relations entre les deux pays.

Philippe Boudart