Faits divers

Cela fait trois ans que des radars dissimulés dans des poubelles flashent déjà aux endroits où il est délicat de stationner un véhicule banalisé. Aujourd’hui, ce sont les radars sacs-poubelle qui font leur apparition sur nos routes. Une trouvaille que l’on doit à la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles.

Pour la modique somme de 63.670 euros (TVAC) pièce, celle-ci vient en effet d’acquérir deux "cinémomètres numériques" Wi-Fi et en a déjà commandé un troisième auprès de la société SIRIEN, spécialiste du radar de police. "Les policiers de la cellule radar de la police Bruxelles-Capitale/Ixelles sont passés à la vitesse supérieure, pour utiliser un vocable qui ne leur déplaira pas", se réjouit Thierry Vandenhoute, le commissaire divisionnaire qui dirige le service trafic de la zone de police.

Et de préciser : "C’est une idée qui a germé à cause de la pluie après que l’un de nos techniciens se fut servi d’un sac-poubelle pour protéger le radar. Vu de dos, il s’agit d’un sac-poubelle qui, après s’être envolé, est resté attaché à du matériel urbain. Vu de face, cette chose ressemble étrangement à un sympathique petit extraterrestre ! Mais ne vous fiez pas aux apparences, il s’agit bien d’un radar mobile de dernière génération ultra-performant."

Au rayon des performances, le radar sac-poubelle peut flasher un véhicule toutes les secondes et jusqu’à 1.500 véhicules avant de tomber en panne de batterie.

Chaque véhicule est flashé à deux reprises, histoire de s’assurer que le cliché est d’une netteté absolue.

Les données enregistrées apparaissent en temps réel via Wi-Fi sur l’écran du portable des verbalisants qui peuvent se cacher… 80 mètres plus loin "mais qui ne sont en réalité jamais très loin de leur coûteux matériel !".

Cerise sur le gâteau : "Ces nouveaux radars mobiles déterminent eux-mêmes quel est le véhicule qui est en infraction en réalisant une dizaine de mesures par véhicule."

"C’est tout à fait légal comme procédé pour autant que ces radars respectent les prescriptions fixées par l’arrêté royal du 12 octobre 2010 et ses annexes", commente Me Christophe Redko, avocat spécialisé en matière de roulage.

"On n’arrête pas le progrès. Alors un bon conseil, levez le pied", conclut Ilse Van de Keere, porte-parole de la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles.