Faits divers Brenda avait égorgé Sabrina en pleine rue à Colfontaine. Elle peut quitter la prison.

Exactement 360 jours. Voilà le temps qu’aura passé Brenda en prison. Un peu moins d’un an donc.

Accusée du meurtre de Sabrina Blairon, la jeune femme de 20 ans a pu quitter sa cellule. Direction son chez elle, où elle sera désormais placée sous surveillance électronique. Une libération conditionnelle obtenue par le pénaliste Fabian Lauvaux. Retenu ce jeudi aux assises de Mons, l’avocat carolo nous confirme toutefois l’information, précisant qu’il s’agit d’une mesure de surveillance sous bracelet, sous réserve d’un appel du parquet. Ce qui est encore possible dans les prochaines heures.

Cette libération ne plaira sans doute pas à la famille de la victime. Pour rappel, Sabrina Blairon, 35 ans, mère de deux enfants et même grand-mère depuis peu, avait été égorgée rue des Paniers, à Wasmes, dans l’entité de Colfontaine. Les faits s’étaient déroulés en pleine rue. Il était alors 21 h 30 environ, lorsque Sabrina, qui circulait à bord d’un scooter avec sa sœur, a eu une altercation avec Brenda. Cette dernière l’a poignardée à plusieurs reprises. Le père de la meurtrière était également intervenu au cours de la dispute. Plusieurs témoins, des voisins, avaient assisté à la scène d’une incroyable violence.

La guerre entre les deux jeunes femmes était déjà déclarée depuis longtemps. En réalité, les tensions se multipliaient entre deux clans, la famille Deverchin et les Cailleaux. La victime aurait été équipée, ce jour-là et selon les dires de la famille de la meurtrière, de coup-de-poing américain. Le ton est monté et les deux jeunes femmes en sont venues aux mains avec la suite tragique que l’on connaît.

Après le meurtre, les proches de la victime ont affirmé être menacés. L’un des petits frères de Sabrina aurait reçu plusieurs messages insultants et n’oserait même plus sortir de chez lui.

Un an après le drame, Brenda peut rentrer chez elle. On a estimé qu’elle ne présentait plus un danger tel qu’il était nécessaire de la maintenir en prison. Sous bracelet, elle devra néanmoins respecter plusieurs conditions.