Faits divers Le chenil de l’Aviculteur a été pris d’assaut alors que le ministre Di Antonio avait procédé au retrait de son agrément en 2017…

Après les 170 chiens qui avaient été saisis en 2008 au chenil de l’Aviculteur à Remicourt (Liège), l’unité du Bien-Être animal du Service public de Wallonie a effectué une nouvelle descente ce jeudi. Cette fois, ce sont 151 chiens qui ont été saisis et pris en charge par plusieurs refuges. Une nouvelle importante descente qui fait suite au retrait, en 2017, de son agrément par le ministre Di Antonio qui avait constaté, à l’époque déjà, des faits de maltraitance et des non-conformités manifestes en matière de bien-être animal.

Présent sur place, Sébastien De Jonge, le directeur du refuge perwézien Sans Collier, fait état de la situation alarmante et des conditions de vie dramatiques de ces chiens. "Ils sont plus ou moins en bon état mais ils puent l’urine, il y en a un qui est blessé et il ne faut pas se voiler la face : on retrouve énormément de femelles reproductrices qui n’ont fait que ça toute leur vie et qui sont complètement à bout psychologiquement !"

Il ne fait aucun doute que cette nouvelle saisie a été effectuée afin de mettre un terme aux pratiques de l’éleveur liégeois. "On fait tout de même face à un gros cas de maltraitance animale. La situation n’est pas comparable avec une personne qui abrite une centaine de chiens chez elle. Ici, tout ce qui compte, c’est le pognon et l’exploitation animale. Quand je vois que certaines personnes sont choquées des images que l’on peut voir sur le Net à propos des refuges en Pologne, on est à peu près dans la même situation ici. Le principe est identique."

Tous les animaux ont été pris en charge par différents refuges. Du côté de Sans Collier, on en a récupéré une cinquantaine. "Il y a des dizaines de races différentes. Cela prouve aussi les intentions de cette personne. Un bon éleveur s’occupe de deux ou trois races au maximum. Il faut qu’il y ait un suivi. Ici, c’est clairement du commerce."

Un commerce qui peut avoir un impact sur les animaux et sur leurs futurs maîtres également. "Le fait d’être élevé de cette manière pourrait avoir des conséquences sur ces chiots qui vivent avec des parents qui sont tout le temps enfermés. Et que dire des clients qui en seront également victimes ?", déplore le directeur du refuge Sans Collier à Perwez.

Après cette nouvelle saisie, les refuges présents sur place pour prendre en charge tous ces pauvres animaux espèrent qu’ils ne devront plus intervenir à l’avenir auprès de cet éleveur et que ce dernier arrêtera cette reproduction. Mais visiblement, il ne semble pas vouloir se diriger dans cette voie : "Il a dit qu’il allait continuer…"