Faits divers

La chambre du conseil de Bruxelles a confirmé, vendredi, le mandat d'arrêt pour au moins un mois de Jean-Louis Denis, 39 ans, dit "le soumis". L'homme est inculpé pour avoir incité des jeunes musulmans à partir se battre en Syrie. Il avait été soupçonné après que deux jeunes Schaerbeekois sont partis en Syrie en avril. L'inculpé, par le biais de ses avocats, Me Henri Laquay (BIEN: Laquay) et Me Sébastien Courtoy, fera appel de cette décision. La chambre des mises en accusation examinera l'affaire dans les quinze jours.


Jean-Louis Denis conteste avoir enrôlé des jeunes Belges pour la Syrie

Jean-Louis Denis nie avec force avoir incité ou enrôlé des jeunes Bruxellois pour participer à la guerre civile en Syrie. C'est ce qu'ont déclaré vendredi ses avocats, Mes Henri Laquay et Sébastien Courtoy, après l'audience de la chambre du conseil de Bruxelles.

Cette dernière devait décider si M. Denis, qui a été inculpé début décembre pour terrorisme, doit rester en prison. Ses avocats ont demandé sa libération.

Ceux-ci ont notamment plaidé, devant la chambre du conseil, vendredi, que le grand-frère de l'un des jeunes était lui-même parti en Syrie en janvier 2013 et avait pu influencer son petit-frère.

Un camarade de classe de ces jeunes garçons avait notamment affirmé que son ami avait probablement suivi l'exemple de son frère, a rapporté Me Laquay.

Par ailleurs, la mosquée de Vilvorde a également joué un rôle, selon la défense de Jean-Louis Denis. "Le père de l'un des jeunes partis se battre avait interdit à celui-ci d'encore fréquenter cette mosquée après le départ de son fils aîné en Syrie, en janvier 2013", a rapporté Me Laquay.


Plusieurs mois d'enquête

L'enquête concernant Jean-Louis Denis, 39 ans, a débuté en avril lorsqu'il est apparu que deux élèves de l'athénée Fernand Blum à Schaerbeek étaient partis en Syrie. Les deux jeunes fréquentaient l'association "le Resto du Tawhid", fondée par Jean-Louis Denis.

L'instruction judiciaire a montré, d'après le parquet fédéral, que M. Denis n'a pas seulement enrôlé pour la Syrie les deux garçons mais aussi de nombreux autres jeunes. Une série de personnes dans son entourage auraient également joué un rôle.

La police judiciaire fédérale de Bruxelles avait mené 6 perquisitions le 9 décembre à Bruxelles et avait interpellé 5 personnes. Jean-Louis Denis, et un deuxième suspect, Mohamed K., 35 ans, avaient été placés sous mandat d'arrêt.

"Monsieur Denis nie être le leader d'un groupe terroriste et qu'il a recruté ou incité des jeunes à se rendre en Syrie", ont déclaré ses avocats, Mes Henri Laquay et Sébastien Courtoy. "Il prend parti pour les personnes qui combattent Assad en Syrie mais c'est tout".

Les avocats estiment que leur client est surtout poursuivi pour ses convictions et la manière dont il les proclame.

Le deuxième suspect nie également faire partie d'un groupe terroriste et d'avoir enrôlé des combattants en Syrie.