Faits divers Le commentateur sportif a été attaqué, vendredi, dans sa voiture, à Ixelles.

Il n’a pas dormi de la nuit et a décidé, ce samedi matin, de raconter son histoire à La DH . Le commentateur sportif de RTL-TVI, Marc Delire, a été victime d’une tentative de vol avec violence, vendredi après midi, à Ixelles. Tentative seulement, car selon son témoignage, il a réussi à faire fuir son agresseur.

Jeudi soir, Marc Delire commentait la demi-finale d’Europa League Lyon-Ajax Amsterdam sur la chaîne privée. Après son trajet de nuit, il est revenu en région bruxelloise pour y chercher sa fille de 13 ans, scolarisée au collège Saint-François d’Ixelles, non loin du bois de La Cambre. Il est environ 14h15, le journaliste se trouve dans sa Hyundai Santa Fe. "Je suis en avance, j’ai pris quelques journaux et je commence à lire. Il fait chaud et j’ouvre les deux fenêtres. C’est là que je repère un gars qui passe deux ou trois fois devant ma voiture, à pied", présente-t-il.

Jusqu’au moment où les choses basculent. "Et là, je vois un flingue à 50 cm de moi, brandi par la vitre du côté passager. Le type hurle : ‘Sors de ta voiture, sors de ta voiture !’ Là, mon cœur s’arrête, je me dis que ce n’est pas possible", poursuit Marc Delire.

C’est un car-jacking en plein quartier bourgeois de Bruxelles, comme on n’en voit quasiment plus. Mais le commentateur sportif décide de ne pas se laisser faire. "Je le regarde et je lui crie : ‘Va te faire foutre ! J’attends ma fille !’ C’est peut-être l’âge, je ne sais pas, mais j’en ai ras le bol de l’injustice, de la loi du plus fort."

Marc Delire décide de crier plus fort que son agresseur, pourtant armé. Il sort de la voiture. "J’avais mes clés en main, j’étais prêt à les balancer très loin pour qu’il ne puisse pas voler ma voiture. Je le vois alors reculer. Je l’insulte : ‘Connard, connard !’ Et puis il est parti en courant. J’ai tremblé de partout", achève-t-il.

Après les faits , Marc Delire a remonté les vitres de sa voiture et fermé à clé. Puis, il a récupéré sa fille et lui a raconté la scène. Il n’a pas souhaité déposer plainte. "J’ai quitté Bruxelles il y a longtemps car je ne me sentais plus en sécurité. J’ai été cambriolé, j’ai eu des pépins que la police n’a jamais résolus. Je sais qu’ils font ce qu’ils peuvent mais je n’avais pas envie de perdre mon temps pour aller au commissariat", observe-t-il, décrivant un agresseur âgé d’une quarantaine d’années, agissant à visage découvert.

Pourquoi, alors, témoigner publiquement de ce qui lui est arrivé ? "Parce que ça peut arriver à n’importe qui, n’importe quand. Ces gens-là, comme dirait Audiard, tu les reconnais parce qu’ils osent tout. Souvent, on n’ose pas bouger mais il faut bouger car ces connards se croient plus forts. Je voulais surtout avertir les gens."