Faits divers Frappé au couteau début février, le mineur n’a toujours pas pu porter plainte.

Ce samedi après midi, vers 15h, une soixantaine de personnes se sont rassemblées devant le commissariat de police d’Ixelles, situés dans la rue du Collège, pour dénoncer l’agression au couteau dont aurait été victime le jeune Naithy, 16 ans, le 1er février dernier.

Pour rappel, le mineur aurait été agressé au couteau par un chauffeur de bus De Lijn alors qu’il regagnait son domicile de Grimbergen. Malgré la plaie que présentait le jeune homme, le chauffeur avait été relâché. Une situation incompréhensible pour la famille, qui était présente ce samedi. "Le dossier n’avance pas. Nous n’avons toujours pas réussi à porter plainte. On nous a renvoyés de trois commissariats différents dont celui de Grimbergen et d’Ixelles et c’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui", déclare Emmanuelle, la tante de la victime. "Pour le moment, Naithy va mieux mais il est toujours en état de choc, confie-t-elle. La raison pour laquelle nous ne pouvons pas porter plainte n’est pas claire. On nous a expliqué que Naithy et le chauffeur de bus sont considérés comme suspects jusqu’à ce que les faits soient entendus mais nous avons consulté quatre avocats différents qui nous ont dit la même chose : peu importe où on en est dans la procédure judiciaire, on a le droit de porter plainte partout en Belgique", précise Mireille-Tsheusi Robert, présidente de l’ASBL Bamko, qui parle de discrimination.

Après un premier rassemblement devant la maison communale, sur la place Fernand Cocq, les manifestants se sont dirigés vers le commissariat de police en clamant "Naithy doit porter plainte. Justice pour Naithy."

Une dizaine de policiers s’étaient mobilisés pour empêcher tout débordement. "Nous pensions être une vingtaine de personnes mais finalement, il y a beaucoup plus de monde que prévu", se félicite Mireille-Tsheusi Robert.

Après plusieurs minutes de protestations devant le commissariat, une délégation de quatre personnes a pu pénétrer dans le bâtiment afin de demander à porter plainte. Interrogé au moment des faits, le parquet de Hal-Vilvorde avait indiqué qu’une enquête - au stade d’information judiciaire - était en cours.