Faits divers

L'ancien député d'extrême droite Charles Petitjean dans le collimateur

PONT-À-CELLES Avec la montée des mariages dits blancs, certaines administrations communales parmi les plus touchées ont été contraintes de se doter de cellules ad hoc.

Ainsi, à Molenbeek, Saint-Josse, Anderlecht, Schaerbeek, des fonctionnaires confrontent-ils les couples suspects pour vérifier d'éventuelles incompatibilités comme l'absence de langue commune, la différence d'âge démesurée...

Lorsque des entités à moins forte densité sont face au même phénomène, ce qui est routinier dans les communes les plus peuplées devient un événement. Surtout si, comme à Pont-à-Celles (16.000 habitants), un des requérants n'est autre que l'ancien maïeur, Charles Petitjean.

Celui-ci fut autrefois fondateur du PLP, puis sénateur-bourgmestre PRL avant de passer au Front National il y a quelques années.

Et voilà que, depuis quelques semaines, redevenu simple conseiller communal à Pont-à-Celles, il défraie la chronique par une démarche inhabituelle, pour un membre du FN : Petitjean tente en effet d'obtenir, auprès de l'office des étrangers de sa commune, qu'une citoyenne marocaine le rejoigne sur notre territoire.

De mémoire de Pont-à-Cellois, le Frontiste serait le deuxième, voire le troisième citoyen à procéder à pareille tentative, en plusieurs dizaines d'années.

L'affaire, qui fait grand bruit, a débuté alors que le premier citoyen de la commune, Christian Dupont (PS), était encore ministre de l'Enseignement de la Communauté française.

Selon nos renseignements, il vient donc seulement d'hériter du dossier.

Mieux, nous avons appris que son remplaçant avait déjà transmis la demande au parquet. Celle-ci serait toujours en cours d'examen. Et, à en croire nos informations, il y aurait peu de chances que Petitjean voie aboutir son étrange requête...



© La Dernière Heure 2009