Faits divers

La cour d'assises de Namur a condamné vendredi Marie-Rose D'Antoni (55 ans) à une peine de 15 ans de réclusion pour l'assassinat de Marc Devillers (39 ans). 

Un peu plus tôt, le jury populaire avait reconnu l'accusée coupable du meurtre avec préméditation mais n'avait pas reconnu la provocation et n'avait pas justifié son choix par de la légitime défense. Les jurés ont néanmoins estimé que le caractère irréprochable de la vie de la victime en dehors du couple qu'elle a formé avec Marc Devillers devait constituer une circonstance atténuante. Pour rendre son jugement, les jurés ont notamment tenu compte de l'extrême gravité des faits, du dommage causé, du caractère extrêmement traumatisant pour la famille de la victime, de l'absence de prise de conscience et de responsabilisation de la part de l'accusée.

Ils ont également considéré que le contexte toxique dans lequel évoluait le couple ne devait pas être retenu en faveur de l'accusée qui, au moment de sa rencontre avec Marc Devillers, avait déjà un âge mûr, était consciente de la relation toxique qui les unissait et ne devait par conséquent pas être considérée comme une femme soumise et dépendante.

Par ailleurs, la personnalité de l'accusée ainsi que l'ancienneté des faits ont également été prises en compte dans le jugement. "C'est une peine qui vous laisse un espoir de vous réintégrer correctement dans la société", a déclaré la présidente en s'adressant à Marie-Rose D'Antoni.