Faits divers La maman des enfants de Steve Depla, qui a été tué par sa compagne, parle

Le drame s’était joué un lundi soir, fin janvier, dans une habitation de la place Chapelle au Puits à Trivières à La Louvière.

Selon nos informations, une dispute avait éclaté au sein du couple que Steve Depla formait avec Gaëlle depuis à peine quelques mois. En effet, Steve souhaitait sortir ce soir-là. Ce qui aurait énervé sa compagne. Le trentenaire était rentré afin de prendre des vêtements. C’est à ce moment-là que tout a dégénéré… Gaëlle et Steve se seraient, en effet, battus.

La jeune femme s’est, à un moment donné, retrouvée au sol. Ce serait à cet instant qu’elle aurait poignardé Steve. Celui-ci s’est alors relevé afin de sortir. Ce qu’il est parvenu à faire avant de s’écrouler devant la porte. Il aurait, ensuite, été victime d’une hémorragie. Les membres du service de secours avaient tenté de réanimer le trentenaire pendant plus de deux heures. Steve est finalement décédé.

Dans un premier temps, Gaëlle avait nié les faits. Elle avait, en effet, déclaré avoir découvert Steve devant chez elle. Depuis lors, la Triviéroise est sous les verrous. Ce drame touche cinq enfants en bas âge de près : les deux de Gaëlle, dont la maman est en prison alors qu’elle en avait la garde, et les trois de Steve qui n’est plus là pour les voir grandir.

Désormais, les enfants de Gaëlle vivent avec leur papa qu’ils ne voyaient auparavant qu’un week-end sur deux. Quant à ceux de Steve, ils n’ont plus l’occasion de profiter de moments avec leur papa.

Laëtitia, leur maman, fait tout ce qu’elle peut pour eux. Elle s’est constituée partie civile afin de défendre les droits de ses enfants. "Il est évident qu’ils en parlent et qu’ils le demandent encore. Un papa, cela ne s’oublie pas comme cela."

La maman ne l’a jamais nié : Steve était un excellent papa. "Il était triste de ne plus pouvoir venir les voir comme avant, depuis qu’il était avec Gaëlle. Elle lui faisait toujours des problèmes à ce sujet-là, alors qu’elle avait ses enfants. Comme lui était à La Louvière et que nous vivons du côté de Mouscron, il prenait parfois le train sans lui dire." Johanne Tinck