Faits divers Des devoirs complémentaires sont encore demandés par la défense.

Les faits remontent à août 2016. Le corps de Muriel Bauduin avait été retrouvé dans le canal à Seneffe.

L’appel à témoins relayé le lendemain par la police fédérale avait permis d’identifier la victime. La police judiciaire fédérale de Charleroi s’était intéressée en premier à l’entourage proche de la quadragénaire et notamment à son ex-compagnon, Alexandro Carucci.

L’intéressé a été inculpé de meurtre par le juge d’instruction. Lors de ses auditions, il ne niait pas les coups mais il affirmait ne pas avoir eu l’intention de tuer Muriel. Au niveau des aveux, il avait également admis avoir transporté le corps de Binche au canal à Seneffe.

Alessandro Carucci, qui a été garde de sécurité, est toujours sous les verrous un an et demi après les faits.

La chambre du conseil de Charleroi a confirmé son mandat d’arrêt pour une durée de deux mois voici peu. Il faut préciser que son avocat, Me François Behogne, ne demande pas sa libération.

Tout comme lors de son interpellation, Carucci continue à reconnaître la matérialité de certains faits mais… "Disons qu’il conteste la manière dont sont qualifiés certains faits", nous a juste indiqué son défenseur.

Lors des premières auditions, c’est la chute dans les escaliers qui avait posé problème. Carucci affirmait en effet que Muriel était tombée et qu’il ne l’avait aucunement poussée. Selon nos informations, il aurait également déclaré qu’il avait bu.

Le couple était séparé au moment des faits mais Muriel et Alessandro étaient encore domiciliés au même endroit. Selon des proches, ce dernier vivait mal la séparation.

Désormais, les parties civiles sont en attente. Christophe, l’ex-mari de Muriel, papa de ses enfants s’exclame : "C e n’est pas grave que l’enquête prenne du temps. Le principal est que la justice fasse bien son travail. Il est clair que les enfants souhaitent que justice soit faite."

Philippe, le frère de Muriel, s’est lui aussi constitué civile. Lui qui n’avait jamais rencontré Carucci savait que sa sœur s’était déjà plainte d’avoir reçu des coups de sa part. "On ne sait pas grand-chose si ce n’est qu’il y a eu une demande de devoirs complémentaires. Il est temps que ça bouge car nous sommes dans le flou."