Faits divers Michel Gijsens a subi une blessure au coude qui lui a été fatale

Après la mort de trois personnes à Moresnet (commune de Plombières, en province de Liège), on en sait un peu plus sur les causes du décès de l’auteur. En effet, ce dernier s’est vidé de son sang après avoir subi une blessure au coude ! Pour rappel, ce mercredi 22 août vers 17 h, Michel Gijsens, 52 ans, a trouvé la mort après avoir tué deux personnes et blessé quatre autres.

L’homme était séparé depuis environ un an et demi de Valérie, une des filles des patrons de l’établissement Le Ramier qui se trouvait en face de chez lui dans la rue de la Clinique à Moresnet.

Valérie Leisten, âgée d’une quarantaine d’années, avait quitté l’homme avec qui elle avait entretenu une longue relation. Elle travaillait en face dans l’établissement tenu par ses parents, José Leisten et Lucie Leisten Brandt. Elle aurait déposé des plaintes pour menaces.

Ce mercredi, Michel Gijsens a mortellement poignardé Valérie Leisten et la maman de celle-ci Lucie Leisten-Brandt. Des témoins, dont le coiffeur qui habite en face, sont intervenus. Une rixe s’en est suivie. L’auteur des faits a été notamment fortement blessé au coude. L’homme s’est rapidement vidé de son sang car les artères brachiales ou humérales ont été touchées. "On peut se vider de son sang en quelques minutes car le débit est très important", nous explique un secouriste.

On ignore si c’est l’auteur qui s’est provoqué cette blessure ou si c’est lors de la rixe qu’il a été blessé. "Les causes de la mort ne sont pas encore précisées", indique Nadège Vancrayebeck, Procureur de division faisant fonction. "L’autopsie doit avoir lieu ce vendredi et des auditions doivent encore être réalisées."

Deux des quatre personnes blessées ont pu rapidement rentrer chez elles, mais deux personnes sont toujours hospitalisées. "Le pronostic vital d’une personne est toujours engagé ce jeudi soir", poursuit Nadège Vancrayebeck. "Une autre personne qui souffrait de blessures sévères est toujours hospitalisée, mais ses jours ne sont pas en danger."

C’est la stupéfaction pour les connaissances de Michel Gijsens. "Je suis effondrée par ce drame", explique ce mercredi, Sonia. "Je ne comprends pas son geste. Il m’a téléphoné cet après-midi et tout allait bien", dit-elle sous le choc. "Il m’a téléphoné 3 h avant et rien ne laissait présager qu’un tel drame se préparait", déclare Linda.

La fille de l’auteur est particulièrement éprouvée. "Tu as emporté avec toi deux femmes qui m’ont élevée à tes côtés et que je ne reverrai jamais. Ma deuxième maman et sa maman. Je vous aime."

Plusieurs plaintes pour menaces

Selon Monique, une voisine, Valérie, aurait déposé plusieurs plaintes pour menaces à l’encontre de Michel Gijsens. "Il leur avait dit qu’il aurait leur peau" , indique la dame. "Il les agressait tout le temps et Valérie avait peur."

L’homme aurait à chaque fois été rapidement libéré. Des problèmes dont Charles, un voisin direct qui vit dans l’immeuble depuis 6 ans, n’avait pas entendu parler. "Valérie et Michel étaient des voisins sans histoires", explique Charles. "On se disait bonjour et on se croisait lorsqu’ils nettoyaient leur palier. Nous n’avons jamais eu de problèmes. Ils étaient calmes. C’est incroyable ce qu’il s’est passé ici. C’est un village très calme. Je n’ai jamais vu autant de forces de l’ordre que cette fois."

Mariette, une cliente habituelle de l’établissement, était sous le choc. Elle habite à une rue des faits et n’a jamais cru vivre un tel événement à Moresnet-Chapelle. Elle est revenue sur les lieux du drame. "Je venais souvent boire un verre, parfois manger. Les patrons sont des gens sympathiques. Je connais mieux le papa. C’est un village très calme. On ne pensait jamais qu’il allait se passer quelque chose d’aussi grave. Nous sommes tous atterrés de ce qu’il s’est passé ici."