Faits divers

Michel Godart habite la cité des Gayolles à Gilly, un lieu où, depuis quelque temps, il ne fait plus bon vivre.

D’après les riverains, le quartier est régulièrement squatté par une bande de jeunes. “Pas des gamins d’ici. Plutôt des fouteurs de m… qui viennent d’ailleurs”, explique Jean, un Gillicien qui préfère rester anonyme.

Vendredi soir, la bande était de retour et plutôt bruyante. Vers minuit, Michel Godart (55 ans) est sorti de chez lui pour les enguirlander. “Ils ont quitté les lieux, mais l’un d’eux est revenu pour me donner un coup de pied au ventre”, explique la victime qui, ce dimanche, hésitait à regagner son domicile.

Un quart d’heure plus tard, alors que l’occupant des lieux se trouvait toujours sur le pas de sa porte, l’un de ces jeunes est revenu, muni d’une arme de gros calibre. “Il a tiré dans ma direction et celle de mon fils. J’ai vu les flammes dans le noir et les impacts dans la façade ont provoqué des éclats qui nous ont touchés. Ce n’est pas passé loin, il tirait pour tuer. Heureusement, nous avons pu nous mettre à couvert sans être atteints”, poursuit le quinquagénaire.

Alertée, la police locale de Charleroi s’est rendue sur les lieux et a inspecté les lieux. Au total, seize douilles ont été retrouvées sur place. Sept balles ont criblé la façade de la maison et trois autres ont percé la carrosserie du véhicule appartenant au préjudicié.

Samedi matin, le magistrat de garde au parquet de Charleroi est descendu sur place, suivi de la juge d’instruction Véronique Desneux et d’un expert en balistique. Ce dernier a relevé que les tirs ont été réalisés à hauteur d’homme, ce qui impliquerait une intention homicide. L’affaire a d’ailleurs été mise à l’instruction du chef de tentative de meurtre.

Pour l’heure, le ou les suspects n’ont toujours pas été identifiés mais l’enquête suit son cours.