Faits divers Patrick Vanderlinden a avoué dès le 1er interrogatoire.

Patrick Vanderlinden, qui comparaîtra lundi devant la chambre du conseil de Liège, y sera défendu par son conseil François Dessy. Face à la gravité des faits, l’avocat ne demandera pas la remise en liberté de son client qui a avoué les faits lors de son 1 er interrogatoire. "À un certain moment, il va tout révéler. Après un long silence, il a dit que c’était un coup de folie. À un moment donné, il dit aussi qu’il a un trou, qu’il a l’esprit embrumé par la conscience de ce qu’il a commis , explique François Dessy. Il a conscience de la gravité des faits. Ses aveux sont circonstanciés." L’avocat revient sur la situation de son client. "Il a une vie sentimentale désertique. Il a très peu d’amis, quelques rares connaissances, des rencontres que l’on peut compter sur les doigts d’une main. Il s’est éloigné de sa famille à la suite de faits qui lui ont valu une condamnation. Il y a une seule personne qui est là à demeure dans l’immeuble avec qui il a un peu de contact. Ce sont des relations de bon voisinage. C’est un type qui travaillait chez Bigmat. Son travail était devenu sa seule raison de vivre ."

Quant aux raisons qui ont poussé Patrick Vanderlinden à se rendre chez sa voisine : "Lorsqu’il vient la voir, est-ce qu’il répond à une envie de la voir. Toute la question sera de savoir s’il était animé d’une soudaine envie, d’une pulsion sexuelle qui en est devenue criminelle sans peut-être être passionnelle."

Deux suspects dans l’enquête

Finalement, il n’aura fallu que quelques heures à la police fédérale liégeoise pour interpeller le meurtrier de Louise. Il faut dire que le voisin immédiat avait un tel passé qu’il n’était pas surprenant du tout de voir les enquêteurs s’intéresser à lui. Mais dans les tout premiers temps de l’enquête, la police avait un second suspect potentiel. Un autre homme condamné pour viol habite, en effet, dans les environs très immédiats du kot de Louise. L’homme a toutefois été rapidement mis hors de cause.