Faits divers

Le tribunal de l'application des peines de Bruxelles a accordé lundi la liberté sous surveillance électronique à Muhammed Aytekin, l'homme qui avait mortellement fauché une jeune cycliste, la petite Merel De Prins, en octobre 2015 à Vilvorde.

C’est le dossier, qui, en Flandre, est devenu le symbole de la douleur des proches des victimes innocentes de la route. 

Le 28 octobre 2015, une voiture fauche une cycliste sur une piste cyclable à Vilvorde. Merel De Prins, 12 ans, rentrait de l’école. La BMW circulait bien trop vite : 85 km/h. Le chauffeur ne s’est pas arrêté mais il a été identifié.

Muhammed Aytekin, né en 1995, n’a pas de permis mais roule au volant de la voiture de son père. Il a déjà été condamné sept fois pour conduite sans permis. Les policiers ne le trouvent pas chez lui à Schaerbeek. Il se livre six jours plus tard à la police. Il avait voulu fuir en Turquie, d’où sa famille était originaire. En Hongrie, il a fait demi-tour, sans doute sur le conseil de proches.

Le 13 décembre  2016, le tribunal de police de Vilvorde le condamne à cinq ans de prison, dont dix mois avec sursis. Le public, nombreux sur les bancs, applaudit lorsqu’il est emmené menotté. Le juge pointe ses parents qui, dit-il, ne lui ont pas inculqué les normes d’une vie harmonieuse en société.

Un mois plus tard, en appel devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, la peine est alourdie : cinq ans ferme.

Muhammed Aytekin quitte cependant la prison le 30 mars pour raisons médicales. Il souffre d’une maladie des yeux qui peut le rendre aveugle et qui ne peut pas être soignée en prison. La libération fait scandale : le ministre de la Justice ira jusqu’à dire lui-même qu’une libération pour motif médical est toujours temporaire.

Après avoir disparu, il s'était rendu à la police et était retourné en prison. La justice le libère aujourd'hui sous surveillance électronnique...