Faits divers

Dix-huit permis de conduire ont été retirés lors de deux contrôles routiers de la police locale de Namur dans la nuit de samedi à dimanche et mardi soir, a indiqué mercredi la porte-parole Laurence Mossiat.

Les contrôles visaient particulièrement l'alcool et la drogue au volant, les jeunes conducteurs titulaires d'un permis de conduire depuis moins de deux ans et le port de la ceinture de sécurité. "En ce jour de réveillon, il nous paraît important de sensibiliser les conducteurs aux risques de la conduite sous influence. En 2013, dans 45,2% des accidents avec lésions corporelles et circonstance aggravante de consommation d'alcool, au moins un jeune conducteur est impliqué", précise Laurence Mossiat.

Parmi les retraits de permis, 16 conducteurs ont fait l'objet d'une interdiction d'une durée de trois à six heures et deux conducteurs, dont le taux d'alcool était supérieur à 0,65mg/LAE, ont fait l'objet d'un retrait de permis pour une durée de quinze jours.

Au total, 241 conducteurs ont été soumis au test d'alcoolémie, tandis que 43 véhicules et 50 personnes ont été contrôlés. Trente-et-un procès-verbaux ont été rédigés. La police a également constaté quatre détentions d'armes prohibées et trois détentions de stupéfiants.

Sous la coordination d'un inspecteur principal, douze policiers étaient mobilisés dans la nuit de samedi à dimanche et six mardi entre 19h00 et 22h00. Trois axes routiers ont été contrôlés: l'avenue Prince de Liège à Jambes, le boulevard Cauchy à Namur et la route de Hannut à Bouge.


La campagne BOB maintenue malgré la "semaine sans amendes"

Du 25 décembre au 1er janvier, le front commun syndical "appelle tous les membres du personnel policier à participer à une 'semaine sans amende'", a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué. Cette action ne concerne pas la campagne BOB, qui se déroulera comme prévu. "Etant donné que la campagne BOB vise une infraction grave, à savoir l'alcool au volant, il n'est pas question de l'annuler", a précisé Vincent Gilles, président national du SLFP Police. "Tous les barrages prévus la nuit du réveillon seront bien installés", a-t-il confirmé.

"Ne pas sanctionner une personne qui conduit sous influence de l'alcool et la laisser reprendre le volant, ce n'est pénalement pas tenable", a ajouté Stéphane Deldicque, délégué permanent CSC Police.

La "semaine sans amendes" lancée par les syndicats vise donc "des infractions pour lesquelles le droit d'appréciation trouve à s'appliquer", a précisé le communiqué. "Dans certains cas, la loi laisse à l'appréciation de l'agent le fait de sanctionner ou pas une infraction mineure", selon M. Deldicque. "C'est uniquement dans ces cas-là que l'on appelle les collègues à être moins répressifs et à user davantage des remarques verbales."

Les comportements routiers dangereux, les défauts d'assurance, les intoxications alcooliques ou la conduite sous influence de stupéfiant resteront donc sanctionnés durant cette "semaine sans amendes".

Le front commun syndical estime ne pas encore avoir été entendu concernant le régime de pensions du personnel de police. Il proteste depuis plusieurs mois contre la suppression du droit pour les agents qui faisaient partie de l'ex-gendarmerie d'accéder à la prépension entre 54 et 58 ans, conséquence d'un arrêt de la Cour constitutionnelle.