Faits divers Une petite fille qui mendiait pendant les fêtes de Wallonie a provoqué l’émoi.

La lutte contre la mendicité et son interdiction pendant l’été ont alimenté le feuilleton de l’été dans la capitale wallonne. Et la publication par une conseillère communale de l’opposition de photos d’une petite fille d’environ 4 ans en train de faire la manche pendant les fêtes de Wallonie a remis le feu aux poudres. "Mais que font les services sociaux ? Cette petite fille laissée à elle-même dans la foule, dressée comme un chien savant à mendier, sa mère est assise derrière le coin… J’ai joué avec la fillette plus d’une demi-heure avant que sa mère daigne voir où elle était passée…", s’indignait Françoise Kinet.

Des enfants qui mendient à Namur, on en voit tous les jours. Surtout depuis qu’il est de notoriété publique que Namur, contrairement à Liège et Charleroi notamment, n’arrive pas à réglementer la mendicité. Dans le milieu, Namur est réputée plus accueillante envers les mendiants depuis que son interdiction a été invalidée par le Conseil d’État il y a trois ans, qui reconnaît aux parents le droit de mendier avec leurs enfants. Et depuis que la population s’est indignée contre la règlement anti-mendicité pris pour cet été.

Les débats sur la mendicité ont largement occupé les deux derniers conseils communaux, en juin et septembre, se transformant en véritable saga à rebondissements. Devant cette nouvelle indignation, ils devraient à nouveau occuper largement les conseillers en octobre.

Le bourgmestre s’avoue "dépourvu de moyens d’action". "Quand tout le monde a allègrement critiqué le règlement anti-mendicité, on a oublié que c’était aussi ce genre de situation qu’il avait vocation à contrarier", rappelle Maxime Prévot qui a tout de même interpellé sa police. "D’après le chef de corps, seul le procureur du Roi peut intervenir." En l’occurrence, la police aurait pu intervenir ce week-end puisque son règlement général interdit de mendier pendant les fêtes de Wallonie. Mais à Namur, la police ne s’occupe plus trop des mendiants depuis qu’elle a été traitée de fasciste en délogeant un collectif place d’Armes début juillet…

Selon nos sources , une large enquête pour exploitation et traite d’êtres humains est en cours depuis plusieurs semaines, histoire de vérifier si ces rumeurs de mendicité en réseau sous la contrainte sont bien fondées. Le bourgmestre confirme. Mais ne peut donner aucun détail.