Faits divers

Il attendait le non-lieu : c’est chose faite. Le procès s’ouvrira dès cet été à Bruxelles

BRUXELLES Michel Nihoul, qui patientait depuis 1999, était tenu d’attendre que le non-lieu ait été prononcé dans le dernier volet de l’affaire Dutroux&Co instruit par le juge Jacques Langlois à Neufchâteau. C’est chose faite depuis jeudi.

Hier, Nihoul annonce que le procès civil qu’il intente à l’ancien président de la Commission Dutroux et ministre de la Justice Marc Verwilghen, est fixé, dès cet été, devant la 22e chambre du tribunal de 1ère instance de Bruxelles.

Définitivement blanchi par la justice, Nihoul réclame 250.000 € à Verwilghen. Il choisit pour le défendre l’avocat et consultant des médias, Me Pierre Chome.

La première audience est fixée au 30 juillet. Ce jour-là, Marc Verwilghen pourra déposer ses arguments écrits de défense. Le 26 octobre est la date fixée pour le dépôt des conclusions de Nihoul.

Une dernière opportunité sera offerte le 31 janvier 2011 à Verwilghen d’ajouter ses arguments. L’affaire se plaidera le 22 mars 2011; la durée des plaidoiries de Nihoul et Verwilghen est fixée à 180 minutes.

Contacté hier, Michel Nihoul n’écarte pas d’autres procédures “y compris contre l’État”.

Selon lui, le non-lieu de Neufchâteau lui donne la possibilité de réclamer des comptes à ceux qui, depuis la fin des années 90, ont tenu, selon lui, des propos et lancé des accusations dont la justice a décidé avant-hier qu’ils étaient mensongers et dès lors calomnieux.

La procédure engagée à Bruxelles contre l’ancien ministre VLD s’appuie sur des extraits du livre Paroles d’homme des journalistes Danny Ilegems et Raf Sauviller publié en 1999 aux Editions de la Longue Vue.

Extrait parmi d’autres, le ministre affirme que Nihoul est “quelqu’un qui a touché à quasiment tout ce qui peut faire gagner de l’argent : trafic de voitures, de drogues, d’êtres humains, d’enfants… du moment que ça rapportait […] le chantage est réellement un système parmi les relations de Nihoul”.

Marc Verwilghen fait choix de l’avocat Me Petitat, du barreau de Bruges.

Selon nos sources enfin, si Nihoul a obtenu le non-lieu dans Dutroux-bis jeudi devant la chambre du conseil de Neufchâteau, l’ex-avocate Annie Bouty, dont nous annonçons qu’elle était également mise en cause, a obtenu la même décision de non-lieu.

Le parquet de Neufchâteau n’avait pas l’intention d’interjeter appel.



© La Dernière Heure 2010