Faits divers Une clause de son contrat à laquelle il a renoncé pouvait lui rapporter 1,4 million.

Suspicion d’emplois fictifs, indemnités de départ astronomiques : ce sont deux éléments portés à la connaissance du conseil d’administration des Lacs de l’Eau d’Heure.

Convoqués pour auditionner les directeurs de l’institution après le rapport d’audit accablant de l’inspection des finances, les administrateurs ont au terme d’une réunion de… neuf heures de débats, jusqu’à 3 heures du matin, décidé de maintenir en fonction le directeur général Vincent Lemercinier et son collègue Antonio Casa, responsable des finances.

Les deux hommes se sont expliqués sur des points nébuleux. Marchés publics, gouvernance, organisation des délégations, dépenses de sponsoring et de représentation : si les éclaircissements ont été apportés, leur maintien s’est également imposé après la mise au jour d’une clause méconnue du contrat de travail du directeur général.

Un parachute doré qui se serait élevé à 1,4 million d’euros compte tenu de ses onze ans d’ancienneté. L’intéressé a accepté de signer un avenant dans lequel il renonce au paiement de ce préavis phénoménal qui aurait encore creusé le déficit.

Pour ce qui relève de certaines de leurs dépenses ou séjours sur le site en villas de vacances, les directeurs et l’ancien président ont fourni la preuve des remboursements.

Même si avec l’aide d’un manager de crise et d’un auditeur externe, il est prévu de poursuivre les investigations, le gouvernement wallon a appelé à un renouvellement du conseil d’administration.

Cela se fera au terme d’une assemblée générale extraordinaire à convoquer rapidement : un signal envoyé pour rétablir la confiance et selon les termes d’un communiqué, " insuffler une dynamique positive". En vérité, c’est aussi un cinglant désaveu.

Ce mercredi, des comptes ont également été demandés par rapport à l’embauche de travailleurs fantômes, l’un proche du PS, l’autre du CDH.

Ce point sera abordé la semaine prochaine puisque, comme l’impose l’article 9 du Code d’instruction criminelle, les mandataires ont le devoir d’informer la justice de toute infraction pénale dont ils auraient connaissance.