Faits divers Le tram-surfing se répand partout en Europe. La Belgique n’est pas épargnée

Depuis plus d’un an, un nouveau phénomène mondial prend de l’ampleur : le tram-surfing. Si la pratique n’a pas encore fait de mort, beaucoup de jeunes ont été grièvement blessés en France.

Mais le tram-surfing, qu’est-ce que c’est ? Ce comportement dangereux consiste à monter sur le toit, ou à s’accrocher aux éléments extérieurs, d’une rame de tram en marche. Un comportement complètement inconscient, qui a déjà été adopté à Bruxelles. "Le phénomène est encore hyper rare, mais nous avons recensé un cas cet été", dévoile Cindy Arents, porte-parole de la Stib. Le tram-surfeur a été pris sur le fait, accroché à l’arrière d’un tram de la ligne 55, à hauteur de l’arrêt Foyer de Schaerbeek. Un procès-verbal a été dressé et envoyé au contrevenant.

On ne parle pas ici de personnes qui tentent de voyager illégalement, comme ce migrant, mort à Bruxelles cet été, après s’être accroché à l’arrière d’un bus qui partait pour Calais. Mais d’adolescents ou de jeunes hommes pour la plupart, dont on retrouve les exploits en vidéo sur les réseaux sociaux. On ne sait pas s’il s’agit d’un défi ou autres jeux visant à faire le buzz. Mais avec des trams qui circulent jusqu’à 40 km/h, une chute pourrait avoir des conséquences dramatiques.

Pas de mesure particulière en Belgique pour ce phénomène méconnu et incompris, mais comme le rappelle Stéphane Thiery, porte-parole des TEC : "Il est absolument interdit de s’accrocher aux éléments extérieurs du tram ou de grimper sur le toit". Même son de cloche du côté de la Stib, où les tram-surfeurs "s’exposent à une amende administrative, de 150 à 500 euros pour comportement dangereux", détaille Cindy Arents.

Bien loin des 3.750 euros d’amende et aux six mois de prison encourus à Strasbourg, où le service public de transport en commun vient de durcir le ton après que plusieurs cas de tram-surfing ont été signalés.