Faits divers Pas moins de 4.653 vols ont été recensés en 2015 par la police fédérale. La majeure partie du butin est vendue dans les pays de l’Est.

"On a été confrontés à une recrudescence des vols de pièces détachées lors du premier trimestre 2017. Il s’agissait certainement d’un réseau qui envoyait les pièces vers l’Est. On a finalement procédé, il y a quelques jours, à une arrestation, et cela a mis un frein au phénomène. C’est un problème national, pas local. Ce sont des bandes qui se déplacent. Là, ils viennent de partir et vont aller ailleurs, peut-être à Charleroi ou à Bruxelles. Qui peut le savoir ?" explique Jadranka Lozina, la porte-parole de la zone de police de Liège, alors qu’entre 4.000 et 5.000 pièces détachées de voiture sont toujours volées chaque année en Belgique.

Retrouver un matin sa voiture sans phares, sans capot et sans pare-chocs, ou même complètement désossée, voilà ce qui arrive chaque année à des milliers de Belges. Une mésaventure d’autant plus choquante que les propriétaires de véhicules ne peuvent rien faire pour s’en prémunir, à moins de disposer d’un garage ou d’une assurance contre le vol. "Chaque semaine, on retrouve au bord de la route plusieurs véhicules désossés. La technique du vol à la poussette est souvent utilisée. Il s’agit de déplacer la voiture dans un endroit discret en la poussant avec un deuxième véhicule, avant de la désosser entièrement", indique David Quinaux, le porte-parole de la police de Charleroi.

Pas moins de 4.653 vols de pièces détachées ont ainsi été recensés en 2015 par la police fédérale. Un chiffre qui se décompose ainsi : 2.082 vols de roues, de pneus, de jantes ou d’enjoliveurs, 346 de sièges de voiture, 120 de boîtes de secours et 2.105 de pièces d’équipements d’intérieur. Les statistiques de 2015 confirment en tout cas la tendance à la baisse du phénomène observée depuis plusieurs années. En 2015, 4.653 vols étaient recensés, 5.050 l’étaient encore en 2014, 5.281 en 2013 et 5.529 en 2012. "De façon générale, les vols sont en légère diminution, ce qui suit la courbe à la baisse des vols de voiture", analyse, de son côté, Jonathan Pfund, de la police fédérale.

Les vols de pièces détachées font partie d’un trafic international à grande échelle et sont ainsi destinées à être revendues dans les pays d’Europe de l’Est. "On est complètement démunis face au phénomène. Ces gens sont de vrais professionnels. Il s’agit de bandes qui transportent rapidement ces pièces hors de notre pays. Il y a de manière générale un marché parallèle, en dehors du marché officiel", explique la police de Charleroi.

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