Faits divers Assises de Bruxelles: méli-mélo judiciaire

BRUXELLES La cour d'assises de Bruxelles, rôle néerlandophone, s'apprête à ouvrir le procès de Youssef Walid, Salah Mohamed et Abou El Ela Basem.

Lors de notre édition de samedi, nous avions déjà évoqué le problème de l'emploi des langues.

Il faut en effet savoir que ce procès était initialement programmé à la date du 30 janvier dernier devant la cour d'assises de Bruxelles, rôle francophone. Mais, quelques jours avant le procès, Walid a demandé à être jugé en néerlandais plutôt qu'en français.

Cette demande avait alors été acceptée par la présidente, mais avant le procès. Les avocats d'Abou El Ela Basem, Mes Nathalie Gallant et Didier De Quévy, ont depuis lors dénoncé le fait que la présidente n'avait pas le pouvoir de décider seule mais que, au contraire, cela devait se faire à l'audience via un arrêt de la cour.

Entre-temps, les pénalistes bruxellois Didier De Quévy et Nathalie Gallant nous font également remarquer que Walid ne parle en réalité pas le néerlandais. Or, les deux autres accusés parlent le français. Et les parties civiles aussi.

D'autant plus que toute l'instruction, née en 1999, a été réalisée en français. Avec un juge d'instruction francophone, avec des policiers francophones.

Mais ce n'est pas tout. Il apparaît, sous toute réserve, que le dossier est orphelin d'une pièce cruciale sans laquelle le procès ne peut avoir lieu. En réalité, aucun rapport de psychiatre n'a été rendu. Le premier expert n'a pas fait le travail. Et le second s'est désisté en chemin, signalant qu'il connaissait l'accusé. Et sans rapport de psychiatre, il ne peut pas y avoir de procès.

Suspense ce matin...

© La Dernière Heure 2006