Faits divers

Une ancienne amie de Christelle Pourbaix a confirmé que cette dernière souhaitait la mort de la victime.

La cour d’assises a entendu une autre ancienne amie de Christelle Pourbaix. Selon cette dernière, Christelle Pourbaix lui aurait dit que Kevin Mosen profitait de l’argent d’Emilie. Cette dame a expliqué que son amie était demanderesse de pratiques sexuelles sadomasochistes contrairement à ce qu'elle en dit depuis. « Elle m’a montré le portail d’un site web sadomasochiste auquel on pouvait avoir accès avec un abonnement et ils étaient inscrits. Elle ne se plaignait pas de ses pratiques. Elle y prenait plaisir. » 

Ce témoin a expliqué qu’elle n’aimait pas Kevin Mosen. « Elle m’a dit que Kevin Mosen n’aimait pas trop les enfants et que c’est pour cela qu’elle s’occupait moins de sa fille. Sa fille aimait beaucoup Kevin et il s’en occupait. » Ce témoin avait énormément de contacts avec Christel Pourbaix. « Elle se rapprochait d’Emilie pour récupérer Kevin. Elle m’a expliqué que Emilie avait fait une tentative de suicide. Elle m’a dit qu’elle espérait bien que la prochaine fois, elle ne se raterait pas. Elle a dit : Qu’elle crève ! J’ai pris cela pour des paroles en l’air, mais maintenant, je me pose des questions. Je sentais que cela allait trop loin. Je trouvais cela malsain. » 

Selon cette dame, Christelle Pourbaix lui aurait confié à propos de sa relation avec Kevin Mosen: « Leurs karmas respectifs les unissaient. » C’est alors que le témoin a évoqué un prétendu viol dont elle aurait été victime à son domicile. Selon ce témoin, Kevin Mosen lui aurait imposé des relations sexuelles. La défense de Christelle Pourbaix a tenu à déposer des photographies sur lesquelles on voit ce témoin qui se trouvait sur les épaules de Kevin Mosen, deux jours après les prétendus faits de viol. L’homme a tenu s’exprimer. « Je n’ai jamais été entendu à propos de ces faits », a expliqué l’accusé. 

« Je suis en aveux d’un homicide. Ce sont des accusations graves. C’est extrêmement préjudiciable à mon image. Je n’ai jamais été poursuivi et on ne me donne pas une chance d’être innocenté. Cette dame m’a envoyé des sms pour que je repasse chez elle ce jour-là. Je suis repassé et j’ai refusé d’avoir une relation sexuelle avec elle. »



"Emilie était un obstacle!"

Christelle Pourbaix a déclaré qu’elle espérait que la jeune fille allait réussir à se suicider et qu'elle voulait bien lui expliquer

La cour d’assises a entendu une ancienne amie de Christelle Pourbaix. C’est cette amie qui au lendemain des faits a accueilli Christelle Pourbaix à son domicile. Les deux femmes se connaissaient depuis une vingtaine d’années, mais elle a déchanté. Je suis marraine de la fille de Mme Pourbaix et elle était la marraine de ma fille », a indiqué ce témoin.

« Je l’ai rencontrée en juillet 1998. » L’amitié s’est terminée entre les deux femmes. « J’avais une version de faits à un moment, puis une autre version après. « Emilie était un obstacle pour Christelle Pourbaix. Je lui ai dit qu’il ne quitterait jamais. Il avait toujours été clair avec elle, il ne lui a jamais promis quoi que ce soit. » Selon ce témoin, Christelle Pourbaix était persuadée que Kevin Mosen l’épouserait. « Elle était dans un délire. Elle était euphorique. Elle se voyait en train de se marier. Je lui ai dit que cela ne se passerait jamais et elle m’a répondu dit que dans la vie tout peut changer, tout peut arriver. » Selon cette dame, c’est Christelle Pourbaix qui était demandeuse de pratiques sexuelles sadomasochistes. « Je pense surtout qu’elle recherchait quelqu’un qui pourrait lui apporter tout ce qu’il pouvait lui amener au niveau sexuel. Elle savait que Kevin pourrait lui amener ce que son ex mari le lui aurait pas apporté. Avec son mari, elle ne pouvait pas connaître tout ce qu’elle voulait essayer. Toutes ces pratiques qui l’ont toujours interpellée. » Ce témoin a expliqué que Christelle Pourbaix lui avait déclaré qu’elle espérait la mort d’Emilie Tyberghein.

« Emilie était un obstacle. Quand on parlait des faits, elle disait l’histoire du mois de décembre. Emilie était suicidaire. ELle a tenté de se suicider avec une corde. Christelle Pourbaix voulait bien aller consulter Internet pour être certaine que cette fois-ci elle ne se raterait pas. Elle voulait bien lui expliquer comment faire le noeud. Elle espérait au plus profond d’elle-même qu’Emilie se suicide. » Après les faits, cette dame a parlé des faits avec Christelle Pourbaix. « Je lui ai dit si tu avais arrêtée petit jeu malsain, Emilie serait toujours en vie. Elle m’a regardé avec un regard glacial et elle m’a dit que de toute façon, elle aurait fini par se suicider. » Pour cette dame, la relation entre Kevin Mosen et Christelle Pourbaix n’est pas si claire qu’elle en avait l’air. « Il pensait la manipuler, mais au fond de moi, je pense que c’est elle qui s’en est servi. » Pour cette dame, Christelle Pourbaix ne dit pas la vérité. "Je me suis rendue au hangar et je ne la crois pas quand elle dit qu'elle n'est pas rentrée dans les lieux. Je ne la crois pas non plus quand elle dit qu'elle n'avait pas vu les faits, ni qu'elle ne pouvait pas partir à plusieurs moments."


Le psychothérapeute de l’accusée a témoigné

La tentative de suicide de sa maman aurait entrainé une certaine crainte de l’abandon

La cour d’assises a entendu le psychothérapeute de Christelle Pourbaix, un homme qu’elle appelle par son prénom. Selon une de ses anciennes amies, elle aurait commencé à consulter ce psychothérapeute, mais aussi sexologue, car après les faits, elle s’était inquiétée de ne plus avoir d’orgasmes. « Elle n’a pas abordé ce sujet », directement a expliqué le thérapeute. « Elle en a parlé après environ 6 mois. J’ai pu distinguer deux traumatismes importants chez Christelle Pourbaix. » Selon le thérapeute, Christelle Pourbaix aurait été violée par Kevin Mosen. « Elle avait une relation assez violente avec Mosen, il y a eu viol. Lors d’une scène, il était derrière elle et la tenait par le cou quand il lui a dit, tu m’appartiens et tu m’appartiendras toujours. » Selon l’expert mandaté pour l’enquête, Christelle Pourbaix n’a pas de traumatisme. « C’est normal, le travail avait déjà débuté. » Selon ce thérapeute, Christelle Pourbaix aurait eu un autre traumatisme. « Sa maman a fait une tentative de suicide et on ne lui a pas permis de rentrer dans la chambre. Elle en a gardé une peur de l’abandon. »


Des contacts avec les témoins

Certains se sont trahis sur le fait qu’ils avaient eu des contacts concernant les faits avec Christelle Pourbaix

L’avocate générale a regretté que plusieurs témoins ont eu des contacts avec l’accusée de la cour d’assises avant de venir témoigner devant les jurés. « J’ai constaté que plusieurs témoins ont eu des contacts après avoir reçu une convocation pour venir témoigner. » Un élément particulièrement désagréable puisqu’il avait expressément été demandé à l’accusée, qui comparaît libre, de ne pas parler de l’affaire avec les témoins. « Lors de l’audience préliminaire, Mme la Présidente, aviez expressément demandé à l'accusée de ne pas avoir de contacts avec les témoins. » C’est alors que l’accusée s’est levée pour donner une explication. « Ils m’ont téléphoné, je savais qui était convoqué. C’est eux qui m’ont contactée. J’ai trouvé des excuses pour ne pas voir les gens. Il y a des personnes qui sont convoquées qui font partie de ma famille, donc c’est difficile. Mais on n’a pas parlé de leur témoignage. » La défense de Kevin Mosen a souligné les revirements de déclarations de Christel Pourbaix qui ne s’est jamais plainte d’avoir été frappée par Kevin Mosen, contrairement à ce qu’elle tente à présent de faire admettre. « Elle était du genre à parler de ses problèmes à ses collègues, notamment les problèmes avec son ex mari », explique Me Maxime Toller. « Quand il la menace d’utiliser les faits qui concernant cette cour d’assises pour la garde de leur fille, elle en fait part. Mais quand elle est avecKevin Mosen, elle ne s’est jamais plainte de menaces ou de coups. Elle ne s’est jamais plainte. » Selon Me Jean-Louis Gilissen, les deux accusés étaient liés « par un pacte de sexe. »

"Je pense qu’elle a essayé de nous cacher des détails"

La cour d’assises a repris l’audience consacrée à la cour d’assises concernant le décès de Emilie Tyberghein

Kevin Mosen et Christelle Pourbaix doivent répondre de l’assassinat de la jeune fille âgée de 27 ans dont le corps sans vie a été retrouvé à Fexhe-le-Haut-Clocher au petit matin du 14 décembre 2013.

La cour d’assises a entendu une ancienne employée de son agence de voyage. La dame a confirmé que Christelle Pourbaix leur avait évoqué les faits. « Je ne suis pas certaine qu’il y avait des réunions spécifiquement au sujet des faits, mais on en parlait », a indiqué ce témoin. La dame a confirmé qu’elle avait changé de version à propos de son implication dans les faits. « Au départ, je n’ai pas pensé qu’elle était impliquée. Je pense qu’elle a essayé de nous cacher des détails. Au départ, certainement pour l’enquête, puis pour ne pas qu’on la regarde différemment, elle a fait comme si. » Les déclarations ont évolué. « Au fur et à mesure, elle a dû nous parler à cause des parutions de journaux. Il y a eu une évolution dans ses explications. » Christelle Pourbaix a tenté de minimiser les faits qui lui sont reprochés. « Ses avocats l’avaient rassuré d’être inculpée pour les trois plutôt que seulement une prévention. »