Procès Younes: aucune preuve contre l'accusé, selon la défense

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Faits divers

Après les parties civiles et le réquisitoire du ministère public, la défense de Mohamed Jratlou, 71 ans, a pris la parole mercredi après-midi

MONS L'accusé doit répondre du meurtre de son fils Younes, 4 ans, retrouvé dans les eaux de la Lys à Comines le 10 novembre 2009, deux semaines après sa disparition. Me El Malki Adil a entamé sa plaidoirie en retraçant le parcours de son client, M. Jratlou, immigré marocain, illettré, qui a travaillé dès l'âge de 14 ans. Bien intégré en Belgique, l'accusé, respecté et apprécié des habitants de Comines, participait à la vie sociale de sa commune.

C'est sur le compte de l'éducation marocaine que l'avocat a mis l'absence d'émotion de l'accusé et sur son analphabétisme, les erreurs et confusions qu'il a pu faire lors de ses différents interrogatoires, tant lors de l'instruction que lors du procès.

Pour l'avocat, qui a pointé une instruction incomplète, où des pistes qui pouvaient se révéler interpellantes ont été ignorées, il ne ressort de l'enquête aucun élément qui établirait la culpabilité de M. Jratlou.
L'avocat dit s'interroger sur les raisons pour lesquelles M. Jratlou se trouve dans le box des accusés.

"On ne peut déduire l'existence d'un fait sur base d'éléments incertains. Il vous faut la preuve que c'est lui qui a exercé la pression mécanique pour étouffer son enfant", a affirmé Me El Malki Adil, en ajoutant que depuis son incarcération en novembre 2010, l'accusé n'avait de cesse de clamer haut et fort son innocence.

Me Xavier Magnée a ensuite poursuivi la plaidoirie, en s'attachant à démontrer l'innocence de son client.

© La Dernière Heure 2012

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