Procès Younes: les confidences étranges de Wazir

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Faits divers

Selon un témoin, un enfant correspondant à la description de Younes se promenait seul au centre commercial de Courtrai le lundi matin qui suivait les faits

MONS Un témoin a affirmé lundi matin au procès de Mohamed Jratlou avoir recueilli les confidences de Wasir, le frère aîné de la victime.

L'accusé doit répondre du meurtre de son fils retrouvé dans les eaux de la Lys à Comines le 10 novembre 2009. Wasir, le fils aîné de la famille Jratlou, âgé de 8 ans au moment des faits, se serait confié à une voisine.

"Wasir m'a dit qu'il était sorti avec son frère et qu'arrivé au coin de la rue, il avait réalisé que Younes était pieds nus. Il serait alors retourné à la maison lui chercher ses chaussures. A son retour, son jeune frère avait disparu", a indiqué le témoin en ajoutant que Wasir avait précisé qu'il avait aperçu ce soir là, une camionnette blanche.

Selon un témoin, un enfant correspondant à la description de Younes se promenait seul au centre commercial de Courtrai le lundi matin qui suivait les faits. Si le témoin ne s'est pas inquiété de savoir pourquoi l'enfant n'était pas accompagné, c'est parce que celui-ci ne semblait ni égaré ni apeuré. D'autres témoins auraient également aperçu l'enfant dans différents lieux en Belgique, sans toutefois qu'il n'y ait réellement d'éléments objectifs pour l'attester.

Le samedi qui a suivi la disparition de Younes, une voisine, libraire, a entendu Mohamed Jratlou pleurer devant l'affiche de Child Focus sur laquelle son fils était représenté. A la question du président, Olivier Delmarche, de savoir s'il était possible que l'accusé jouait la comédie, le témoin a répondu que cela lui semblait invraisemblable. " Il était perdu, criait, sanglotait en demandant qu'on lui rende son fils", a indiqué le témoin.

Le 25 octobre au soir, un Français qui se trouvait à Comines a reçu sur son téléphone portable un coup de fil qu'il n'a pas décroché, celui-ci n'étant pas inscrit dans son répertoire. Lorsqu'il a fait le rappel automatique quelques instants plus tard, personne ne lui a répondu mais il a entendu des gens qui se disputaient violemment et un enfant qui pleurait. La recherche téléphonique a démontré qu'il s'agissait du numéro attribué à Mohamed Jratlou.

Comme il le fait depuis le début du procès, Mohamed Jratlou a, à nouveau, affirmé son innocence à plusieurs reprises.

L'audience reprendra début d'après-midi avec la projection de l'enregistrement vidéo du test du polygraphe par l'accusé.

© La Dernière Heure 2012

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