Publicités : 432 plaintes en 2011

F. Sc Publié le - Mis à jour le

Faits divers

Le Jury d’Éthique Publicitaire a, sur les trois premiers mois de 2012, comptabilisé déjà 150 plaintes

BRUXELLES “Contrairement à l’antidépresseur, l’amant ne coûte rien à la sécu”. Ce fameux slogan, tout droit sorti de la campagne de pub de Gleeden.com, un site de rencontres extraconjugales , avait fait grincer les dents de nombreux citoyens. 95 plaintes liées à ces affiches sont parvenues au Jury d’Éthique publicitaire (JEP) – organe qui peut statuer sur la conformité des messages publicitaires avec les règles en vigueur et l’éthique –, sur les trois premiers mois de 2012.

En ajoutant toutes celles concernant d’autres publicités, cela fait 150 au premier trimestre 2012! En 2011, le JEP avait comptabilisé 432 plaintes (voir les différents thèmes des publicités ciblées ci-contre) et 36 demandes d’avis. Comment expliquer le pic des plaintes concernant les voitures? “Les mentions de CO2 sur les affichages des publicités voitures et les toutes-boîtes n’étaient pas conformes à un arrêté royal”, souligne Sandrine Sepul, la directrice du Conseil de la publicité, qui nous éclaire sur le rôle du JEP: “Soit on décide que la campagne est conforme et on ne formule pas de remarque”. Ce fut le cas pour 21, 5 % des dossiers en 2011, et aussi pour l’affaire Gleeden, au grand dam des nombreux plaintifs. “Soit on estime que le message est non conforme. Dans ce cas, on peut aller jusqu’à demander l’arrêt de la campagne”.

En 2011, dans 62,1 % des cas, le JEP a dû prendre une décision d’arrêt ou de modification d’une campagne. “À une exception près, les annonceurs se sont pliés à notre décision et nous n’avons pas dû demander au média concerné d’en arrêter la diffusion”.

Et pour terminer, le JEP peut considérer la publicité conforme mais d’un mauvais goût (1,8% des dossiers). Il donne alors un avis de réserve. Qu’aurait fait le JEP au niveau des publicités H&M qui font des émules actuellement? “Nous n’avons pas reçu de plainte pour l’instant mais il est possible que la notion de responsabilité sociale de l’annonceur soit mise en cause, mais aussi celle des stéréotypes liés à la beauté de la femme”.

© La Dernière Heure 2012

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