Faits divers Parmi elles, une avocate parisienne. Ils sont suspectés d’avoir facilité l’évasion du caïd français Mohamed Benabdelhak.

Quatre personnes, dont une avocate française, M e Rajae I., ont été inculpées par le juge d’instruction bruxellois Michel Claise dans le cadre d’une enquête sur une tentative d’évasion en 2014 d’un caïd présumé du trafic de drogue, Mohammed Benabdelhak, dit Le Bombé .

Les quatre suspects arrêtés en France mercredi, à Paris et à Creil (Oise), se trouvent toujours en France. Le juge Claise a délivré quatre mandats d’arrêt européens et la justice française décidera la semaine prochaine de leur extradition. Une source judiciaire française a indiqué hier que les mandats d’arrêt délivrés visent trois des quatre personnes qui étaient gardées à vue depuis leur interpellation mercredi en France.

Il s’agit notamment d’une avocate de 31 ans, membre du barreau de Paris et conseil de Mohammed Benabdelhak, et de deux hommes "de la même génération" qui sont soupçonnés d’avoir des liens avec le milieu. La compagne de l’un de ces hommes, interpellée mercredi également, a en revanche été relâchée, selon la même source.

Le 13 avril 2014, un commando d’hommes armés avait tenté de pénétrer dans la maison d’arrêt de Saint-Gilles, dans l’agglomération bruxelloise, ouvrant le feu à l’arme lourde. Les enquêteurs ont la conviction qu’ils tentaient de libérer Mohammed Benabdelhak, 35 ans, une figure du grand banditisme, originaire de Creil, au nord de Paris, et soupçonné d’avoir été un acteur important de l’importation de cannabis marocain en France.

Benabdelhak avait échappé à la police française, à l’issue d’une spectaculaire attaque du convoi le transportant par un groupe de personnes armées de kalachnikovs. L’assaut s’était déroulé à Beauvais (Picardie) au moment où l’homme était conduit dans le bureau d’un juge d’instruction.

En fuite, il avait ensuite été arrêté au Maroc puis condamné. Libéré, il était toujours recherché par la justice française. Dans ce cadre, il avait été repéré puis interpellé en janvier 2014 à Bruxelles et incarcéré à la prison de Saint-Gilles. Le quatrième mandat d’arrêt européen concerne Mohammed Benabdelhak, lui-même, actuellement détenu en France dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants.

L’avocate avait rendez-vous avec Mohammed Benabdelhak au parloir le jour de l’évasion avortée à Saint-Gilles.