Faits divers

Une instruction judiciaire a été ouverte. Les policiers sont néanmoins soutenus par leur syndicat


BRUXELLES Le parquet de Bruxelles a ouvert une instruction du chef de viol collectif à l’encontre de quatre policiers de la zone Bruxelles-Capitale-Ixelles suite au dépôt d’une plainte auprès de ladite zone de police.

Quatre inspecteurs d’une vingtaine d’années – deux francophones, deux néerlandophones – sont en effet accusés de s’être livrés lors d’une intervention en date du 18 septembre dernier à un viol collectif au domicile de la plaignante.

Une information confirmée par Wenke Roggen, porte-parole du parquet de Bruxelles. “Des visites domiciliaires ont été effectuées aux domiciles des intéressés avec leurs consentements après qu’on eut ouvert cette instruction, mais elles n’ont rien donné”, se limite-t-elle à commenter.

“Ces quatre policiers n’ont ni été mis à disposition du parquet ni placés sous mandat d’arrêt par un juge d’instruction. Il n’est aucunement question d’un viol dans ce dossier”, insiste Christian De Coninck, porte-parole de la zone de police Bruxelles-Capitale- Ixelles.

Et ce dernier d’ajouter : “Une instruction est néanmoins ouverte. Il s’agit donc d’un dossier judiciaire que je ne peux commenter davantage à l’heure actuelle. Lorsque l’instruction sera close, on verra ce qu’il en ressort. S’il s’agit effectivement d’un comportement incompatible avec la fonction de policier, les suites disciplinaires à y apporter reviendront au chef de corps de notre zone de police.”

Selon certaines sources, ces policiers se seraient tout au plus rincé l’œil. Selon d’autres, il s’agirait bel et bien d’un viol collectif.

Toujours est-il que ces quatre hommes n’ont pas souhaité répondre à nos questions, estimant ne rien avoir à se reprocher. “Cette instruction a été ouverte suite à une dénonciation d’une femme qui a déjà un certain pedigree au sein de notre zone de police, précise Nicolas Beckers, d élégué au sein de la zone de police pour le Syndicat national du personnel de police et de sécurité (SNPS). Ces inspecteurs ont de bons états de service et sont bien encadrés. Ils ont déjà été entendus par notre service de contrôle interne, mais il est logique que le parquet de Bruxelles prenne au sérieux l’affaire et l’éclaircisse.”

Et de livrer le fond de sa pensée : “C’est un dossier qui a été gonflé, raison pour laquelle le juge d’instruction ne les a pas placés sous mandat d’arrêt.”

Affaire à suivre, donc.


© La Dernière Heure 2012