Faits divers

Une peine de quinze ans de prison a été requise, jeudi, par l'avocat général contre Gaëlle Verhamme et Miguël D'Hondt, poursuivis devant le tribunal correctionnel pour torture et traitement inhumain, avec plusieurs circonstances aggravantes, à l'encontre d'un enfant âgé de deux ans à l'époque, le fils de Gaëlle. 

Brayan, qui fêtera ses sept ans en novembre, a gardé de graves séquelles physiques et neurologiques. Le 18 juillet 2013, Gaëlle Verhamme s'était présentée avec son fils Brayan (2 ans) aux urgences à Mouscron. Le corps du bambin était couvert de traces de coups et de brûlures. Immédiatement, l'enfant a été transféré à Saint-Luc à Bruxelles puis dans le centre neurologique William Lennox à Louvain-la-Neuve.

Gaëlle Verhamme, et le beau-père de l'enfant, Miguel D'Hondt, sont poursuivis pour torture et traitement inhumain avec plusieurs circonstances aggravantes: victime mineure, torture infligée par sa mère et son beau-père et incapacité permanente. Les séquelles physiques et neurologiques sont irréversibles.

Lors d'une précédente audience, le médecin légiste avait écarté la tentative de meurtre. Selon lui, l'enfant âgé de deux ans et demi n'a pas été jeté de manière violente et volontaire au sol, "les lésions rétiniennes et cérébrales sont les conséquences d'un bébé qui a été secoué", avait commenté le médecin.

Jeudi, Miguel D'Hondt n'a pas contesté les faits. "Je frappais Brayan et je l'ai secoué", a-t-il déclaré devant le tribunal composé de trois magistrats. Gaëlle Verhamme conteste avoir donné des coups et conteste une partie de ses déclarations devant la police. Elle ne conteste pas avoir voulu protéger son compagnon.

Âgé de six ans, le petit Brayan a gardé des séquelles des sévices subis durant son enfance. Il est malvoyant et, selon son tuteur ad hoc, c'est imputable aux coups reçus durant sa petite enfance. Il est aussi paralysé de son bras et de son pied gauches. Enfin, il est obligé de porter continuellement des couches. L'enfant est toujours hospitalisé dans une clinique mais il bénéficie de sorties trois week-ends par mois. Il est confié à une famille qui lui fait faire des promenades.

Une peine de deux ans de prison a été requise contre trois personnes, dont la grand-mère de Brayan, poursuivies pour non-assistance à personne en danger.

La défense prendra la parole jeudi prochain dans ce dossier qui a été correctionnalisé.