Faits divers

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon souhaite que les bases de données des 500 radars installés le long des autoroutes et routes régionales ainsi que des caméras intelligentes des zones de police locales soient reliées entre elles, ce qui permettrait de tracer des déplacements. La Commission vie privée est cependant critique quant à ce projet sur lequel planche le ministre depuis 2016, écrit De Standaard samedi. Les doutes de la Commission concernent la conservation des données issues des caméras reconnaissant les plaques d'immatriculation. Les localisations et identifications des voitures sont conservées un an, notamment dans des "bases de données techniques" au niveau local. "Si l'on garde de telles données durant un an, aussi bien au niveau local que fédéral, et que l'on relie également les bases de données entre elles et qu'on les couple avec d'autres, des schémas de déplacement peuvent de facto être dégagés", indique la Commission vie privée. "Cela a un impact sur la protection de la vie privée." Caroline De Geest, juriste au sein de cette instance, parle même de "surveillance de masse".

Le texte qui a été composé par les équipes du ministre ne respecte pas les principes de protection de la vie privée, estime la Commission vie privée.

Du côté du cabinet de Jan Jambon, on indique que l'on va se pencher sur les réflexions de la Commission.