Faits divers Les cas sont heureusement très rares.

Suite au triple infanticide qu'a connu notre pays cette nuit, ce drame n'est pas sans rappeler quelques sombres histoires qui ont marqué la Belgique.

Il n’existe pas de statistiques officielles concernant le nombre d’infanticides qui ont lieu dans notre pays. En revanche, ce qui est certain, c’est que ces tragiques événements restent aussi exceptionnels que choquants. On a encore tous en tête le cas de Geneviève Lhermitte qui a assommé puis égorgé ses cinq enfants le 28 février 2007. Son histoire a d’ailleurs donné lieu au long-métrage de Joachim Lafosse nommé À perdre la raison sorti en 2012.

Depuis 2010, une quinzaine de cas d’infanticides ayant eu lieu dans notre pays ont été recensés dans les médias. Il y a trois semaines à peine, Sonja Thioro Mbow a été condamnée à 28 ans de prison pour un triple infanticide à Lennik en Brabant flamand. Elle avait en effet enfermé ses trois enfants, âgés de 2,4 et 6 ans dans une pièce avant d’y mettre le feu.

L’année passée, l’histoire de Philippe Roufflaer, placé sous mandat d’arrêt pour avoir tué ses deux filles (8 et 11 ans) a défrayé la chronique. Les deux petites ont été retrouvées dans leur maison incendiée, tandis que leur père gisait dans son sang à l’arrivée des pompiers. Après examen, il a été constaté que les filles avaient reçu des coups de couteau avant d’être empoisonnées. Sorti du coma, leur père, qui s’était entaillé les veines, a été placé sous mandat d’arrêt. Il dit qu’il ne se souvient de rien et nie les faits qui lui sont reprochés.

En 2016, l’actualité a été marquée par l’histoire de Maïté Lévêque qui a empoisonné ses deux enfants à Genappe et par la mort d’un petit garçon de huit ans, égorgé par sa mère à Schaerbeek.

En 2014, deux petits garçons ont été noyés par leur mère à Jambes et en 2013, la petite Alysson, âgée de 23 mois, a été tuée par sa mère. On se souvient également, en 2013, de l’affaire Rita Henquinet, une infirmière qui a tué ses deux enfants lourdement handicapés âgés de 26 et 24 ans.

En 2012, un bébé s’est fait assassiner par sa mère, à Arbre. C’est un chien qui a permis la découverte du corps de la victime, enterré dans le jardin. En 2011, Jamal, 7 ans, et Michaël, 8 ans, ont été battus à mort par leur mère à Alost.

En 2010, Jessica Bily, jugée pour infanticide après avoir tué son bébé, avait été acquittée à Mons.