Faits divers La campagne publicitaire avait défrayé la chronique en septembre dernier.

Le procès de la société norvégienne, à l’origine de la campagne de publicité Rich Meet Beautiful, s’ouvre aujourd’hui au tribunal correctionnel de Bruxelles. Son patron, Sigurd Vedal, est également cité à comparaître.

Le site web avait fait le buzz grâce à un véhicule qui circulait avec une remorque et une bâche. Le site internet Rich Meet Beautiful incitait via cette publicité, en septembre dernier, les étudiantes, âgées de 18 à 26 ans, à se faire entretenir par des hommes vieux et riches.

La publicité avait choqué pour son contenu mais aussi parce qu’elle circulait autour de l’Université libre de Bruxelles. Les réactions ne s’étaient pas fait attendre, plusieurs bourgmestres avaient décidé d’interdire la publicité sur leur territoire. C’était le cas des communes de Bruxelles-Ville, Ixelles et Watermael-Boitsfort. La secrétaire d’État bruxelloise, Bianca Debaets (CD&V), était aussi intervenue. Elle avait porté plainte auprès du jury d’éthique publicitaire avant de demander l’intervention du parquet de Bruxelles dans le dossier. Le ministre-Président bruxellois Rudi Vervoort avait aussi pris un arrêté pour interdire la publicité controversée sur tout le territoire de la Région bruxelloise.

Un procès-verbal avait été rédigé à charge de X pour incitation à la débauche d’une personne majeure dans un lieu public. Le véhicule publicitaire avait alors été recherché activement pendant un moment avant d’être intercepté, fin septembre, par la police à Laeken. Le chauffeur et son passager avaient été identifiés et avaient collaboré avec les services de police. Ils avaient ensuite été relâchés, et la bâche publicitaire avait été saisie.

Les ennuis pour le site web ne s’étaient pas arrêtés là puisque la justice belge avait demandé le blocage du site de rencontres en mars dernier. Les fournisseurs belges d’Internet avaient obtempéré. Le site n’est toujours pas accessible aujourd’hui.

Pour rappel, trois infractions ont été retenues pour le procès qui s’ouvre aujourd’hui : tentative d’incitation à la débauche ou prostitution, publicité pour montrer la facilité de la débauche ou de la prostitution, et de la violation de l’article 2 de la loi du 22 mars 2014 concernant la lutte contre le sexisme dans l’espace public.