Faits divers Alors que le procès s’ouvre ce matin, l’accusé mise sur une nouvelle défense.

Un accusé qui change d’avocats alors que le jury de la cour d’assises devant laquelle il sera jugé est déjà constitué, c’est assez rare que pour être souligné. C’est l’option pour laquelle vient pourtant d’opter Richard Remes. Celui qui a été condamné en 2012 à trente ans de prison pour avoir vitriolé Patricia Lefranc devra, dès ce vendredi matin, répondre du meurtre de la petite Sandra.

Une affaire vieille de 29 ans dans laquelle la maman du bébé âgé de 16 mois, avait également été soupçonnée, avant d’être remise en liberté. Désormais partie civile, Antoinette Galemaers sera assistée par l’avocat Daniel Spreutels lors de ce procès.

Richard Remes, lui, vient de décider de tout miser sur les pénalistes Abedlhadi Amrani et Didier De Quevy. Leur réputation de spécialistes de l’acquittement a sans doute poussé l’accusé à réaliser ce changement de dernière minute.

L’acquittement , c’est précisément ce que Richard Remes espère obtenir à l’issue du procès. Il a toujours nié être l’auteur du meurtre de la petite Sandra. Aucune charge suffisante à l’époque ne permettait de le poursuivre.

Vingt-neuf ans après le drame, le vitrioleur a sans doute aussi une chance de voir ce procès rapidement se clôturer. En effet, si ses avocats décident de plaider l’irrecevabilité des poursuites, en raison du temps écoulé, il n’est pas exclu qu’ils obtiennent satisfaction. On l’a déjà vu récemment dans l’affaire Cools avec Richard Taxquet. Le nouveau procès s’est arrêté au bout de deux jours, la cour estimant fondés les arguments en faveur de l’irrecevabilité des poursuites.

Contacté sur cette possibilité, Me Amrani, le nouvel avocat de Richard Remes, se refuse à tout commentaire.

Précisons en ce jour d’ouverture du procès, qu’une série de témoins clés, dont Patricia Lefranc, viendront s’exprimer à la barre.

Dans l’entourage du vitrioleur, tout le monde croit en son innocence. Malgré sa condamnation en 2012 pour avoir défiguré Patricia Lefranc, Richard Remes a toujours pu compter sur le soutien de son épouse, qui continue à venir le voir en prison.