Faits divers

En exclusivité francophone, la DH publie les aveux de Ronald Janssen, le serial killer belge présumé

BRUXELLES Depuis vingt et un mois, la teneur des aveux de Ronald Janssen était jalousement tenue secrète. Le parquet de Tongres souhaitait en réserver la primeur aux futurs jurés, mercredi prochain. Les voici.

Ronald Janssen est cet enseignant de 40 ans, père de deux filles de 8 et 11 ans, souvent décrit comme un “nounours”, dont le nom a surgi dans l’actualité le 5 janvier 2010, trois jours après la découverte, dans leur voiture abandonnée sous un pont d’autoroute, à Halen, des corps calcinés d’un jeune couple tué par balles, Shana Appeltans et Kevin Paulus. Pour leur malheur, Janssen était leur voisin.

Deux jours plus tard, le 7 janvier, Janssen reconnaît également l’assassinat d’Annick Van Uytsel, qui avait disparu en avril 2007, deux ans et demi plus tôt.

Deux nouvelles semaines plus tard, Janssen reconnaît encore cinq viols dans le même arrondissement judiciaire.

Les enquêteurs limbourgeois tenteront enfin de retrouver les traces d’un quatrième cadavre, une “fille ” que Janssen a affirmé, sans autre précision, avoir abandonnée à Bütgenbach, dans les Cantons de l’Est. Mais les recherches n’ont abouti à rien.

Des enquêteurs continuent de penser que Janssen a effectivement au moins un meurtre supplémentaire à son actif mais, faute d’éléments, l’inculpé a bénéficié vendredi dernier d’un non-lieu dans ce dossier.

À l’instar de l’affaire Dutroux, une enquête sur l’enquête a révélé entre-temps des dysfonctionnements : le tueur en série belge aurait pu être inquiété plus tôt.

Les parents d’Annick seront défendus par la star des stars des prétoires du pays, le ténor Jef Vermassen. Ronald Janssen est défendu par Me Zvonimir Miskovic, qui aura fort à faire.

D’une durée annoncée de quatre semaines, le procès Janssen sera présidé par Michel Jordens, qui avait également dirigé en 2010 la cour d’assises de l’assassinat au parachute.

Le verdict est attendu le 20 octobre, la peine le 21.

La DH ajoute la pièce manquante : voilà donc les aveux de Janssen. Des aveux qui, à l’instar de ceux d’un Michel Fourniret, glacent le sang.



© La Dernière Heure 2011