Faits divers Les frères Saouti ont-ils emboîté le pas au benjamin, ancien braqueur devenu recruteur et soutien de l’État islamique ?

Quand il était tout gamin, Saïd Saouti défrayait la chronique en étant membre d’une bande de braqueurs, tous originaires d’Anderlecht. Ils s’étaient fait la spécialité de vols ultraviolents dans des hôtels et restaurants de Bruxelles. Saouti n’était pas un dirigeant de cette bande mais un simple membre, condamné à six ans de prison pour toute une série de faits, à l’âge de 22 ans.

Il s’est depuis orienté vers la moto, sa grande passion. Les Kamikaze Riders, qu’il a co-fondés, sont devenus sa seconde maison. C’est aussi probablement là qu’il a versé dans le fondamentalisme. En 2012, il a été vu dans une conférence de la mosquée Ettaouba d’Evere, à l’invitation du célèbre Jean-Louis Denis. Il avait fait la connaissance du futur kamikaze Najim Laachraoui à cette occasion. Il a été condamné en tant que membre d’un groupe terroriste et pour recrutement de personnes en vue de commettre des infractions terroristes. Cette prévention concernait des vidéos faisant l’apologie du djihad armé, qu’il postait régulièrement sur internet. Saouti avait aussi été vu portant des vêtements à l’effigie de l’État islamique alors qu’il pratiquait le paintball. Il affichait également le drapeau de l’EI sur son profil Facebook.

Selon nos informations, Saïd Saouti a récemment entamé des démarches pour déposer une plainte en diffamation contre la personne qui l’aurait dénoncé en décembre 2015. S’il n’a effectivement pas été condamné pour un projet d’attentat, à juste titre, son action semble mal partie. Il est incarcéré à la prison d’Ittre en compagnie du grand recruteur Khalid Zerkani ou de Jean-Louis Denis.

Ses frères Akim et Khalid lui ont-ils emboîté le pas dans cette démarche de radicalisation ? Pour les enquêteurs, c’est une certitude.