Faits divers L’homme est poursuivi pour non-assistance à personne en danger, faux et usage de faux.

Roger, 67 ans, est poursuivi après avoir gardé le cadavre de sa compagne à son domicile pendant pas moins de 24 jours en plein été… Il doit répondre de non-assistance et d’avoir utilisé les comptes de la dame pour réaliser des paiements.

Le 24 août 2014, la police a interpellé Roger qui sortait d’un café. L’homme était particulièrement ivre. Il s’est alors confié aux policiers qui n’en ont pas cru leurs oreilles ! Il leur a expliqué que cela faisait 24 jours qu’il vivait avec le cadavre de sa femme décédée !

Les policiers se sont rendus dans l’appartement occupé par Roger et Odette. Un immeuble situé rue de la Coopération à Saint-Nicolas. Ils ont rapidement compris à l’odeur qu’il y avait un gros souci. Les inspecteurs ont découvert le corps sans vie d’Odette, 66 ans, qui gisait dans un des divans de l’habitation. Cela faisait 18 ans que le couple vivait ensemble.

Roger a fait un mois de détention préventive avant d’être libéré. "Quand je me suis levé le 1er août, j’ai été étonné qu’elle ne soit pas dans le lit", a expliqué Roger devant le tribunal. "Je suis descendu, pour faire le café, comme je le faisais toujours."

C’est alors que l’homme a remarqué qu’Odette était couchée dans le divan. "Elle avait les lèvres mauves et son bras pendait."

Devant la police, il avait expliqué que la dame respirait par saccades et qu’elle avait un léger pouls. "Elle ne respirait plus ! C’est le policier qui a écrit ça. J’ai essayé de lui faire du bouche à bouche et je lui ai mis de l’éther sous le nez."

Mais au lieu d’appeler les secours, Roger est allé faire le café…

Après quelque temps, il a bouché la bouche d’Odette avec des papiers. Il a ensuite mis du papier collant et recouvert son visage de bandes. Il a ensuite dissimulé le corps sous des couvertures. "J’ai aussi mis des cadres devant les fenêtres pour ne pas qu’on puisse la voir. J’ai honte de ce que j’ai fait".

L’expert l’estime responsable, mais explique son comportement par le fait qu’il a été dépassé par le drame. "Je l’ai gardée par amour. Depuis, je n’ai plus de famille et personne ne vient plus me voir. Certaines personnes changent de trottoir".

Le parquet ne s’est pas opposé à une suspension du prononcé.