Faits divers Un menu sur le 112 permettra bientôt de choisir le service de secours adéquat.

Le 112 permet de joindre à la fois pompiers, ambulanciers et policiers en situation d’urgence, dans n’importe quel État membre. Sauf que pour joindre la police, c’est l’opérateur au bout du fil qui vous transfère ensuite vers le 101. Une étape qui peut faire perdre du temps. Et on le sait, chaque minute compte en cas d’urgence.

Raison pour laquelle, précise le ministre Jan Jambon en réponse à une question parlementaire posée par Philippe Goffin (MR), ses services continuent à promouvoir le 101. Mais ce numéro devrait bientôt devenir superflu, précise le ministre Jan Jambon, qui compte bien lancer cette année encore le projet pilote du menu à options interactif.

"Si ce projet s’avère fructueux et que le menu à options interactif peut être généralisé, cela permettra de rendre le numéro 101 également superflu. En formant le 112, le menu interactif vous invitera de façon très simple à faire un choix entre l’aide médicale urgente ou les services d’incendie, d’une part, et l’aide policière urgente, d’autre part, en tapant 1 ou 2", précise le ministre, avant de livrer quelques chiffres sur l’utilisation du 112.

En 2017, 29 % des appels parvenus au 112 étaient ainsi inutiles. Ce qui est toutefois moins que l’année précédente.

Pour ce qui est de la composition de ce numéro d’urgence, il a été utilisé l’an dernier à plus de 2.600.000 reprises. Et c’est à Bruxelles, avec 422.693 appels en 2017, que le 112 est le plus sollicité.

Pour ce qui est de l’application 112 sur smartphones, elle ne rencontre en revanche par encore le succès escompté. Mais des campagnes de promotion tant du numéro que de l’application devraient encore inciter à le composer dans les mois à venir.