Sécuriser les routes wallonnes

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Faits divers

Le Conseil supérieur wallon de la sécurité routière (CSWSR) formule 76 propositions

NAMUR Le Conseil supérieur wallon de la sécurité routière (CSWSR) a déposé vendredi 76 propositions en vue de réduire le nombre de victimes de la route en Wallonie, région du pays où les accidents sont proportionnellement les plus meurtriers.

Si le nombre de tués a sensiblement diminué ces dernières années, passant de 600 morts à 373 en 2010, la Région se doit de poursuivre ses efforts pour passer sous le seuil de 250 tués en 2015, objectif qui s’inscrit dans un cadre européen.

Pour y parvenir, le Conseil suggère de travailler à la fois sur la formation, la prévention, mais aussi d’élaborer une politique de sanction “cohérente et uniforme” en Wallonie.

Et, enfin, adapter le réseau routier afin de le rendre plus sûr. “Cela implique des voiries qui induisent le comportement attendu du conducteur mais aussi des voiries conçues de façon à éviter les blessures graves ou des décès en cas d’erreur de conduite” , avance le CSWSR, une instance consultative créée par le gouvernement wallon en 2010.

Dans cette optique, il suggère notamment de généraliser les audits de sécurité pour les routes wallonnes, de libérer un budget annuel pour le traitement des obstacles latéraux aux voiries, responsables à eux seuls de 200 tués par an en Wallonie, mais aussi d’adopter notamment des règles en matière d’alignement des arbres le long des voiries.

Le Conseil préconise aussi l’implantation de parkings en épis ou perpendiculaires, plutôt que latéraux, ainsi qu’un effort sur l’entretien et la conception de pistes cyclables en Wallonie.

Participant à ces états généraux, le ministre wallon de la Sécurité routière, Carlo Di Antonio, a salué vendredi le “superbe catalogue” de mesures avancées par le CSWSR, lequel servira au gouvernement pour “dégager des priorités rapidement” .

Si certaines mettront du temps à être concrétisées, le ministre a toutefois pointé trois mesures pouvant être réalisées “avant la fin de l’année” .

La sécurité routière étant une compétence bientôt régionalisée, il convient de travailler dès à présent à la création d’un institut wallon de la sécurité routière qui reprendra le flambeau de l’IBSR, “mais avec des compétences élargies, en lien avec les travaux d’infrastructures” .

Le ministre entend également mettre sur pied un régime de labellisation pour les activités festives (carnavals, discothèques, ducasses, etc.) afin que leurs organisateurs s’engagent à l’avenir à sensibiliser leur public à la sécurité routière.

Enfin, M. Di Antonio aimerait que chaque commune se dote, après les élections de l’automne prochain, d’un échevin spécifiquement en charge de la sécurité routière.

“Ces 262 échevins pourraient alors travailler en réseau pour améliorer la sécurité routière en Wallonie”, avance le ministre, rappelant que ce sont les communes qui ont en charge l’essentiel des voiries du sud du pays, soit quelque 50.000 km de routes à elles seules.



© La Dernière Heure 2012
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