Faits divers

Le guichet automatique permet de porter plainte 24h sur 24 via un écran connecté à une centrale d’où un policier acte vos propos.

Un self-police ou un self commissariat. Appelez-le comme vous voudrez.

À l’instar d’un self-banking, ce guichet automatique fonctionnera 24 h sur 24. Installé comme les distributeurs d’argent, dans une sorte de sas, à l’entrée du commissariat, ce self-police permettra de déposer plainte à tout moment, sans devoir attendre les heures d’ouverture du poste de police et sans même croiser un seul policier. Tout se fera à distance, via un équipement 3D. Une technique plutôt révolutionnaire que le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, est venu découvrir ce vendredi après-midi, à l’occasion de l’inauguration du tout nouveau bâtiment de police de Sint-Pieters-Leeuw. Un lieu qui abritera, d’ici janvier, la centrale née de la fusion des trois zones de police de Hal, Sint-Pieters-Leeuw et Beersel.

L’occasion donc de faire découvrir le self-police, via une petite démonstration en live. Le système s’inspire de ce qui se fait déjà aux Pays-Bas. Présenté comme projet-pilote à Sint-Pieters-Leeuw, il pourrait, d’ici quelques mois, s’étendre à d’autres zones du pays. Tout passe donc par un écran d’ordinateur relié à une centrale où se trouve un policier qui peut ainsi réceptionner plusieurs demandes émanant de self-police différents. Plus besoin dès lors de maintenir tous les commissariats ouverts. Ce qui n’est d’ailleurs plus le cas dans de nombreuses zones. Via ce système, un policier, à distance, réceptionne donc toutes les demandes.

En arrivant dans le self-commissariat, le plaignant actionne un bouton sur l’écran digital. Il est alors mis directement en liaison avec le policier de la centrale, dont le visage apparaît aussitôt à l’écran, en 3D. Pour se faire une idée de l’urgence de la requête, le policier en demande le motif au plaignant.

S’il s’agit par exemple d’un viol ou d’un autre fait jugé grave, le policier peut décider d’envoyer immédiatement une patrouille dans le sas où se trouve le plaignant afin de le conduire dans le commissariat le plus proche.

Dans le cas contraire, pour des faits de vols par exemple, l’audition se fera donc à distance, au travers de cet écran 3D.

Avant de démarrer l’audition, il suffira au plaignant d’introduire sa carte d’identité dans la machine reliée à l’écran d’ordinateur. Le police à distance pourra ainsi disposer de toutes ses données personnelles et démarrer l’audition. Dans les mêmes conditions qu’en face à face. À la différence qu’ici, il ne faudra pas compter sur la gentillesse éventuelle du policier pour un mouchoir ou encore un petit café…