Faits divers La victime a été utilisée comme un véritable punching-ball par ses agresseurs

Yves, Cédric, Sébastien et Denis ont comparu devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre d’une agression bestiale commise sur un homme d’une trentaine d’années venu à Liège dans le but de consommer des stupéfiants.

Selon le parquet, les intéressés ont séquestré, tabassé et volé l’homme. Les prévenus doivent également répondre de traitements inhumains et dégradants. Ils ont complètement dépouillé leur victime et l’ont menacée de mort.

Le 5 janvier dernier, cet habitant de Houffalize s’est rendu à Liège avec une connaissance.

Les deux hommes souhaitaient acheter de la cocaïne. Mais la virée a très mal tourné.

Le conducteur du véhicule a rencontré deux connaissances liégeoises. La victime a alors été agressée par trois autres individus qui lui ont porté de nombreux coups tout en l’insultant. Le malheureux a reçu de nombreux coups à plusieurs reprises.

Le premier soir , les agresseurs ont été filmés en train de se rendre à un distributeur d’argent avec la victime. Les deux hommes, dont un en particulier, se montraient agressifs selon les images des caméras de vidéosurveillance. Les violents lui ont fait vider son compte. Ils ont retiré un peu plus de 2.000 euros.

Les agresseurs l’ont ensuite obligé à revendre son véhicule pour la somme de 2.800 euros. Ils ont utilisé cet argent pour acheter de la cocaïne.

La victime a ensuite été attachée à un radiateur. La séquestration et les coups ont duré pendant six jours et six nuits !

Pendant ce temps, un autre jeune a également porté des coups à la victime.

Le trentenaire a ensuite été menacé avec un couteau sous la gorge. Les agresseurs lui ont dit qu’ils réfléchissaient à la manière de se débarrasser de son corps… Ils ont évoqué la possibilité de l’égorger ou de le jeter dans la Meuse.

Le malheureux avait le visage complètement tuméfié. Il avait le nez cassé et de multiples hématomes. Il a subi une incapacité de travail de plus d’un mois.

Devant le tribunal , les prévenus ont tenté de minimiser les faits en déclarant que la séquestration avait duré moins longtemps. Certains ont des antécédents judiciaires, dont des faits de violence.

Le parquet a requis des peines allant d’un an à 5 ans de prison à l’encontre des prévenus. La défense a plaidé du sursis, des peines de travail et une peine de probation autonome.