Faits divers

Depuis le procès, l'accusé acquitté n'a en tout cas plus refait parler de lui

BRUXELLES Dans le scénario qui cherche à le mettre en cause, Siegfried Debbaudt - comme fils de Robert-Jean Debbaudt connu pour avoir eu de sérieux problèmes à la Libération (mais acquitté), resté proche de Degrelle et décédé 3 mois avant le procès - aurait voulu prouver, jusqu'à la caricature, les insuffisances de la justice belge. Il est vrai aussi que, dès l'acquittement, La Libre Belgique fait déjà état d'une information qui avait circulé pendant le procès annonçant : "Vous verrez, l'accusé sera acquitté."

Debbaudt interrogé hier répond que c'est tout simplement "ridicule [...]. Suivant ce scénario, il me semble que j'aurais plutôt cherché à faire condamner ."

Quant à l'usage qu'il aurait fait de techniques de persuasion enseignées dans les écoles de communication : "Si cela avait été le cas, il y aurait eu 12 votes en faveur de l'acquittement, et pas un résultat de justesse."

En revanche, Siegfried Debbaudt met effectivement en cause la procédure d'assises : "J'étais épouvanté de voir les éléments qui nous étaient soumis pour condamner un homme et comment aussi la vie d'un homme peut basculer dans l'engrenage de l'appareil judiciaire."

La presse de l'époque relève plusieurs éléments de doute : comme ce poil pubien d'un homme - qui n'est pas l'accusé - sur le corps de la victime; de l'ADN non identifié sur un mégot et le goulot d'une bouteille; la preuve aussi que le GSM de l'accusé n'avait pas quitté l'endroit où celui-ci disait s'être trouvé à l'heure du meurtre; et l'absence d'ADN de la victime sous ses ongles.

L'accusé s'était livré spontanément. Certes, il niait, et le polygraphe disait qu'il mentait. Mais le polygraphe a depuis lors bien montré ses limites.

Quant à l'ADN sur le couteau présenté comme l'arme du crime, l'accusé, qui avait une relation avec Barbara, disait qu'effectivement il s'en était servi, pour couper du pain.



© La Dernière Heure 2009