Faits divers 146 riverains au pénal et 700 lettres de réaction lors de l'enquête publique sur la régularisation des nouvelles attractions

WAVRE `Nous ne demandons pas la fermeture du parc d'attractions. Nous souhaitons seulement pouvoir vivre autour.´
Albert Flamant est un des riverains de Six Flags, à Wavre. Comme quelque 700 autres, ce président de l'asbl Les Versants de la Dyle, il a réagi à l'enquête publique a posteriori (voir DH du 8 novembre) concernant le permis d'exploitation pour la vingtaine de nouvelles attractions qui a été mise en activité lors de la précédente saison touristique.
`J'ai remis personnellement à la ville de Wavre, au nom de l'asbl, 666 lettres de protestation de riverains, nous commente Pierre Flamant. D'autres riverains ont préféré envoyer directement un recommandé à la ville, laquelle ne nous cite pas de chiffres précis. Y figurent cependant les riverains de la première heure, mais aussi ceux qui sont venus s'établir après le lancement du parc. Enfin, il y a les riverains des hauts de la vallée qui ont, aussi, fait connaître le regain des nuisances sonores suite à l'apparition d'installations comme le Cobra.´
Ces lettres de protestation vont maintenant être transmises par la ville au ministre wallon de l'Environnement qui va statuer sur la demande de permis d'exploiter.
Pour Albert Flamant, `nous demandons qu'il ne l'accorde pas, mais nous ne nous faisons pas d'illusion. C'est pourquoi, nous espérons que le ministre reverra au moins les heures d'ouverture du parc et que la période comprise entre 19 h et 22 h soit à nouveau considérée comme une période de transition au cours de laquelle les attractions de Six Flags ne pourront pas dépasser les 50 décibels, contre 55 aujourd'hui.´
D'autre part, pour presser le mouvement, 146 riverains de Six Flags se sont constitués partie civile et ont introduit le 11 octobre une action au pénal à Nivelles, pour protester contre `l'infraction manifeste et incontestable´ d'avoir fait fonctionner les nouvelles attractions sans permis. Une infraction qui `a été constatée par le fonctionnaire compétent de la Division de la police de l'Environnement en date du 8 mai.´