Faits divers Les deux auteurs, âgés de 13 et 15 ans, sont en aveux.

De nombreux navetteurs ont subi des retards ou des annulations de trains ce mardi et mercredi. Le réseau avait dû être mis à l’arrêt quelque temps suite à des jets de pierre sur l’infrastructure ferroviaire à Schaerbeek, près de la gare du Nord.

Trois mineurs ont été privés de leur liberté ce jeudi soir. L’un des jeunes a été relâché immédiatement sur base des images vidéo. Les deux autres suspects, âgés de 13 et 15 ans, ont été entendus par les services de police. Les parents ont aussi été entendus et étaient choqués des faits commis par leurs enfants. Les suspects, tous deux inconnus des services de police et de justice, ont été libérés à l’issue de leur audition.

Ils ont été convoqués avec leurs parents à comparaître devant le procureur du Roi. Ils sont en aveux et collaborent dans ce dossier. "Ils sont dans un régime mineur, donc c’est la section jeunesse qui est en charge du dossier" , explique le porte-parole du parquet de Bruxelles Denis Goeman.

Ces jets de pierre devraient, en tout cas, coûter extrêmement cher aux parents des mineurs responsables du blocage du réseau. La somme n’est pas définitivement arrêtée puisque les démarches sont en cours. Mais le coût d’un arrêt du réseau est en moyenne de 80 euros par minute pour les auteurs. Les deux jeunes responsables ont occasionné près de 12.000 minutes de retard et ont entraîné l’annulation partielle ou complète d’une centaine de trains, selon le gestionnaire Infrabel. La somme totale pourrait donc être de 960.000 euros. "C’est la SNCB qui gère ça, mais on peut parler d’environ 80 euros par minute. C’est un nombre issu d’une moyenne car le coût dépend aussi du nombre de passagers ou de trains de marchandises, notamment" , commente-t-on chez Infrabel.

La SNCB doit encore décider si elle compte demander des dommages et intérêts pour l’arrêt du réseau. "La procédure est toujours en cours. Nous devons encore évaluer l’impact sur les trains. C’est un incident inacceptable et qui ne peut rester impuni. Les conséquences devront être assumées", explique la porte-parole Élisa Roux.

Infrabel, de son côté, a introduit une plainte. "Nous estimons que ce comportement est inacceptable", a indiqué le porte-parole du réseau Thomas Baeken.

Le gestionnaire du réseau ferroviaire a l’intention de recouvrer les coûts auprès des responsables.

L’infrastructure ferroviaire n’a pas été endommagée mais Infrabel a dû envoyer du personnel sur les lieux. La sécurisation de la zone va évoluer après ces incidents. Des grilles d’ 1,80 m vont apparaître au niveau du pont dans les mois à venir. "On dépend des marchés publics mais, suite aux événements, le pont a été ajouté aux ouvrages à resécuriser", explique-t-on chez Infrabel.